En attendant le Festival d’Avignon… Épisode 3

Le dernier invité de l’année 2018 n’est sans doute pas le dernier, puisqu’il s’agit d’Olivier Py, un artiste auteur, acteur, metteur en scène, directeur en titre du Festival d’Avignon, reconduit depuis peu jusqu’en 2021. Mais retraçons vite son parcours…


Olivier Py

Olivier Py est né à Grasse le 24 juillet 1965…, pia, pia, pia… pia, pia, pia… Vous irez voir le reste sur Wikipédia… Mais pour les grandes lignes on peut quand même se souvenir de son entrée en 1987 au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris. De sa première participation dans le OFF au Théâtre des Halles en 1992 avec « Les aventures de Paco Goliard ». De son spectacle emblématique « La Servante »en 1995, 24 heures d’affilée au Festival d’Avignon. Mais aussi deux ans plus tard « Le visage d’Orphée » dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes.

Biographie…

En 1998, Olivier Py prend la direction du Centre Dramatique National d’Orléans

Son amour pour les ouvrages opératiques est récompensé en 2005 par le Grand Prix de la Critique pour ses mises en scène de « Tristan und Isolde » ainsi que « Tannhäuser ».

De 2007 à 2012, c’est la grande aventure de la direction du Théâtre National de l’Odéon

Plusieurs créations dont « Les enfants de Saturne » en 2009, mais aussi un renvoi qui laisse le monde artistique pantois, un brin assommé et en révolte… Pour le calmer, Olivier Py se retrouve nommé à la direction du Festival d’Avignon, une responsabilité qu’il prend en 2014…

Palais des Papes à AvignonDepuis Olivier Py mène de front la programmation du Festival et ses propres créations

Comme « Orlando ou l’impatience », « Le Roi Lear » de Shakespeare, « Le cahier noir », « Les Parisiens » ou encore « Pur Présent » mais aussi des ouvrages opératiques comme « Pénélope » de Gabriel Fauré, « Le vaisseau fantôme » de Richard Wagner, « La juive » de Fromental Halévy, « Macbeth » de Verdi, « Manon » de Jules Massenet, « Lohengrin » de Richard Wagner, « Traviata » de Verdi…


Olivier Py s’en vient cette année avec un format jeune public qu’il affectionne tout particulièrement

les frères GrimmLe titre est éloquent « L’Amour Vainqueur ». Derrière l’intitulé se cache un conte des frères Grimm. Olivier Py les apprécie depuis longtemps. Après avoir adapté à la scène « La jeune fille, le diable et le moulin », et pas qu’une fois… « La vraie fiancée » ou encore « L’eau de la vie », Olivier Py s’empare d’un autre conte, intitulé… (Alors là, je vais être honnête. Je commence une espèce de casse-tête. Car suivant les ouvrages et/ou les traductions, on entend parler de « La jeune fille Méline », « La jeune fille Méleine ». Mais aussi demoiselle à la place de jeune fille… Jusqu’à « La princesse Maleine » de Maurice Maeterlinck qui a signé lui aussi sa propre adaptation de ce conte des frères Grimm.

Chez Olivier Py cela devient « L’Amour Vainqueur ». Il reste dans la lignée de ses précédentes adaptations des contes de Grimm, à savoir : un théâtre de tréteaux, des acteurs-musiciens-chanteurs, dans l’ordre qu’il vous plaira, pour dérouler de belles histoires, qui font parfois très peur mais qui se finissent toujours bien.


Mais quel est le sujet de ce conte ?

Deux jeunes gens s’aiment d’amour tendre. Mais le père de la jeune fille, roi en sa contrée, décide de ne pas accorder la main de sa fille à ce jeune tourtereau de sang royal. Parce qu’il a trouvé un autre prétendant pour elle. Comme la princesse ne se résigne pas à son sort et ne veut entendre raison. Le père décide de la punir et de l’enfermer dans une tour à l’abri du monde pendant 7 ans… Tandis que la guerre éclate et détruit tout sur son passage. La jeune fille réussi à se libérer après ces longues années. Et elle retrouve un royaume en cendres. Elle décide de partir à la recherche de son prince aimé… Au bout du « conte », l’amour triomphe !

C’est ce récit assez étrange

Olivier Py a décidé de le mettre en scène pour la 73ème édition du Festival d’Avignon. C’est une petite forme opératique en forme de gourmandise qu’il aime à décliner à l’envie pour un tout public dès 7 ou 8 ans. On imagine bien ce conte revisité, s’en aller en diverses petites contrées de l’hexagone, telle une tournée de campagne, aller au plus près de chacun pour transcender poétiquement des sujets multiples comme la guerre, la violence faite aux enfants, aux femmes, l’écologie… Car les thèmes évoqués ou sous-entendus sont tristement de pleine actualité.


Cela peut paraître fou de trépigner en plein hiver pour savoir ce que nous réserve l’été 2019

C’est comme cela chaque année (depuis un certain temps, voire un temps certain). Chaque année je ne peux m’empêcher de rêver au programme avignonnais du mois de juillet…

Les prochaines étapes seront les futures rencontres, mensuelles en principe, 3 ou 4 sans doute, nous verrons bien… Et puis la « délivrance » de la fin du mois de mars (si le calendrier est raccord avec 2018), ou d’un seul coup le rêve prend corps, l’avant programme se dévoile… où l’on découvre l’essentiel de la programmation, où l’on espère pouvoir obtenir des places pour ceci ou pour cela, où l’on commence vaguement à dessiner son agenda, un agenda qui sera mille et une fois revisité, bousculé, réorganisé, saccagé, euh non, peut-être pas !

Mais des brouillons d’agenda « spécial Festival d’Avignon » ! Croyez-moi il y en a quelques versions, des versions sur bout de papier, because je ne vais certainement pas polluer mon bujo avec ça… Bon, assez tournicoté, assez bavassé, vous l’aurez compris. Je suis dans une impatience indicible. Dieu merci, je sais qu’elle est grandement partagée. En attendant, je rêve toujours, je rêve… et vous ?


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