Du Pop sur le Net – Semaine du 28 janvier 2013

Photo de guerre, les amoureux japonais, le photomaton 3D, 5Pointz en danger, la jambe de Mrs. Robinson, voici cinq liens pour une semaine de pop culture sur le Net.

La vie des photos
Une photo se prend en un clic mais vit pendant des années. La preuve avec cet article relatant l’histoire de Vladimir Vrnoga qui, vingt ans après vécu la guerre à Sarajevo, se reconnaît dans une photographie de Patrick Baz. L’histoire à lire ici :
http://blogs.afp.com/makingof/?post%2F2013%2F01%2F15%2Fsarajevo-vladimir-vrnoga-patrick-baz#.UQpAkL-zJ8E

A cœur et à cri
Les Japonais prennent de l’avance en célébrant la fête des amoureux le 31 janvier. A cette occasion, ils haussent le ton pour déclarer leur flamme. Quand romantisme rime avec hurlement, c’est à lire ici :
http://madame.lefigaro.fr/societe/lamour-dans-parc-300113-343670

Ta tête en 3D
Scanner et imprimante 3D ont été réunis pour composer le premier photomaton 3D. Il se trouve dans un centre commercial toulousain et pour un prix compris entre 15 et 30 euros, il vous fait la tête en 3D. Explications ici :
http://www.generation-nt.com/premier-photomaton-actualite-1687612.html

Quand le graffiti fait dans le patrimoine
A New York, dans le Queens, 5Pointz est un ensemble d’usines désaffectées sur les murs desquelles les graffeurs viennent dessiner depuis plus de 20 ans. Voué à la destruction, le lieu est défendu par le collectif d’artistes contre les projets immobiliers du propriétaire. L’histoire de 5Pointz, c’est ici :
http://www.lesinrocks.com/2013/01/30/actualite/dans-le-queens-les-graffeurs-bombent-le-torse-pour-sauver-le-seul-musee-du-graffiti-au-monde-11347684/

L’anecdote de la semaine : A qui appartient la jambe dans l’affiche du Lauréat
La jambe au premier plan de l’affiche du Lauréat (The Graduate) appartient à … Linda Gray alias Sue Ellen dans Dallas. Mannequin au début de sa carrière, l’actrice aurait été payée 25 dollars pour être la jambe de Mrs. Robinson. La révélation, c’est ici :
http://people.premiere.fr/Photos-people/PHOTOS-Decouvrez-la-star-qui-a-prete-sa-jambe-a-Mrs-Robinson-dans-Le-Laureat-3651492

Du Pop sur le Net – Semaine du 29 octobre 2012

Cody Chesnutt, un mois de photo, un « nécrosophe », un médiéviste et des pictogrammes, voici cinq liens pour une semaine de pop culture sur le Net.

Cody Chesnutt est dans Le Monde
Et bientôt dans vos oreilles. Après un premier album en 2002, il revient avec son deuxième opus largement plus médiatisé. On peut espérer bientôt un concert dans une salle parisienne à la grandeur de son talent. L’article payant du Monde c’est ci-dessous, son site officiel avec extrait, c’est http://cchesnutt.com :
http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/11/01/cody-chesnutt-au-bonheur-des-ames_1784462_3246.html

Un mois de photo
Heureusement en novembre, il y a le Mois de la photo. L’article et le reportage de Culture box reviennent sur toutes les manifestations liées à cet événement pas uniquement en noir et blanc. Novembre va vous paraître court.
http://www.francetv.fr/culturebox/mois-de-la-photo-80-expositions-dans-les-musees-et-galeries-parisiens-123505

La mort est un manque de savoir-vivre
Week end de la Toussaint oblige, voici un blog dédié aux cimetières. Son auteur se dit « nécrosophe », c’est à dire qu’il arpente avec un certain plaisir et surtout de la curiosité les cimetières. Il a compilé sur son site, les pierres tombales où épitaphes et/ou noms prêtent à sourire. Le site à voir est ici :
http://www.landrucimetieres.fr/spip/spip.php?article3545

L’histoire des couleurs, c’est son idée
Dans un long entretien au Point, Michel Pastoureau, auteur notamment du Dictionnaire des couleurs de notre temps (1992), revient sur son parcours d’historien médiéviste, spécialiste de la symbolique des couleurs mais aussi des animaux. L’entretien à lire ici et les livres à lire d’urgence :
http://www.lepoint.fr/grands-entretiens/michel-pastoureau-la-couleur-est-une-idee-30-10-2012-1523049_326.php

Les Jeux Olympiques en pictogrammes
Vous rappelez-vous des pictogrammes utilisés lors des Jeux Olympiques de Londres cet été ? Pas grave, puisque ceux de la prochaine Olympiade ont été dévoilés dernièrement. Ces Jeux Olympiques d’hiver se dérouleront en 2014 à Sotchi en Russie. Symbolisant le ski, le patinage, le hockey… les pictogrammes jouent évidemment la simplicité graphique et se parent des 16 ornements des plus célèbres artisanats de Russie. Les pictogrammes à voir ici :
http://www.flickr.com/photos/43767123@N02/sets/72157631621557468/

Cody Chesnutt © John Fergusen

Livres pour enfants : Les imagiers graphiques de Xavier Deneux

Edition Milan - Les Imagiers GigognesAux éditions Milan, je choisis Les Imagiers Gigognes imaginés par Xavier Deneux. Pour les bambins à partir de 3 ans, ces livres plairont aussi aux parents par leur parti pris graphique simple.

Les Chiffres et les Contraires sont les deux premiers livres de la collection Les Imagiers Gigognes sortis au mois de mai 2012. Proposée par les éditions Milan, la collection ose la simplicité voire le dénuement pour un jeune public plus habitué à l’effervescence des formes et des couleurs. De format carré, le livre se distingue par un aspect très cartonné et une blancheur presque immaculée. En tournant les pages, on découvre des dessins a minima mais non sans imagination. Rompant avec l’imagier traditionnel, la collection s’attache à expliquer des concepts. Faire simple s’avère donc essentiel. Dans Les Chiffres, les petits vont pouvoir apprendre à compter jusqu’à 10. Sur la page de droite, le chiffre se dessine en couleur et creux quand, sur la page de gauche, l’illustration joue son rôle. En volume, elle donne vie au chiffre. Dans Les Contraires, l’auteur, diplômé des Beaux-Arts de Paris et de l’école d’arts graphiques ESAG, met en face à face des concepts pas toujours faciles à expliquer à des enfants. Vue et toucher se complètent pour que les petits les appréhendent de plusieurs sens. Une collection d’éveil qui n’endormira pas les parents.

Prix conseillé : 13,90 euros

La culture a l’air numérique

Le Louvre FacebookVous en êtes encore à l’audioguide ou au conférencier en chair et en os ? Sachez que les responsables de musées et institutions culturelles se creusent la tête pour conjuguer culture et nouveaux outils numériques.

Plus de 300 acteurs des institutions culturelles françaises se sont retrouvés, mercredi 4 avril 2012, sous la Grande Halle de la Villette à Paris pour les 3e rencontres nationales culture et innovation. Sites Internet dédiés, tables interactives dans les salles d’exposition, codes QR décryptés par les mobiles, applications Smartphones à télécharger, présence sur les réseaux sociaux, les musées et lieux d’expositions multiplient les dispositifs à l’attention du public. Objectifs : donner plus d’interactivité, offrir plus de contenus, rendre les visites plus ludiques mais aussi s’adresser à un public plus large et le fidéliser.
Le thème choisi « Avant, pendant et après, quand le numérique impacte les 3 temps de la visite » se veut ambitieux. Une journée semble même trop courte pour aborder tous les sujets correspondants. A côté des dispositifs mis en place dans les musées qui, d’un commun accord, ne doivent pas gêner mais accompagner la confrontation avec les œuvres, c’est l’usage des réseaux sociaux qui a longuement fait parler dans la première partie de la journée. En ligne de mire, l’expérience du Louvre avec ses fans de Facebook expliquée par Niko Melissano en charge du projet. Le musée a convié, le 23 mars 2012, quelques-uns de ses abonnés Facebook pour une soirée de visite libre rythmée par la réalisation en Post-it d’une Joconde fluo. Le petit sondage réalisé à l’entrée de l’événement est équivoque. Un fan sur deux n’avait jamais mis les pieds dans le musée. Facebook et Twitter s’avèrent désormais des outils essentiels dans la promotion d’une exposition à côté des traditionnelles affiches publicitaires et relations presse.
Entre communication et médiation 
Ce qui ressort de la journée est que le binôme numérique et culture reste encore un énorme chantier en constante évolution. Il pose des questions techniques (pérennité des dispositifs mis en place), sociales (multiplicité des publics et accessibilité), juridiques (droit d’auteur) et bien entendu financières (ressources publiques et mécénat). Tous les intervenants s’accordent à dire que le numérique doit entrer dans une stratégie globale pour un lieu culturel. Entre communication et médiation, ces outils sont là pour servir la culture. Le numérique au sein des institutions culturelles, c’est aussi une opportunité de recherches et d’expérimentations pour de nouvelles applications si les conditions matérielles le permettent. Avec des outils numériques multipliés et souvent gratuits (sites Internet des musées, applications pour mobiles, visites virtuelles sur le Net), c’est aussi au public de se questionner sur ses pratiques culturelles, ses envies et, à son tour, de les partager notamment via les réseaux sociaux. Alors, un petit tour sur le Net avant votre prochaine exposition ?

CLIC France
Le Club Innovation et Culture (CLIC France) rassemble des musées et institutions culturelles français autour, notamment, des pratiques numériques mises en place pour le public. Actif depuis 2008, le Club fédère plus de 100 lieux culturels et une quinzaine d’entreprises. Ateliers thématiques, rencontres avec des professionnels étrangers, débats et conférences, le Club propose à ses membres des activités permettant d’assurer une veille sur les nouveautés numériques dans le domaine de la culture, de partager des expériences, de mettre en place des projets communs.
Pour plus d’informations : www.club-innovation-culture.fr

La gare Saint-Lazare en voie de rénovation

Le 21 mars 2012, la gare Saint-Lazare dévoile ses espaces publics rénovés et notamment un centre commercial doté de 80 boutiques.

En ce début mars, les ouvriers et architectes s’activent sur le chantier de restauration de la plus ancienne gare parisienne édifiée en 1837. Après une fermeture pour les gros travaux, les lieux repensés s’ouvrent peu à peu aux yeux des voyageurs et autres curieux sous les échafaudages. Et c’est d’abord la clarté de la salle des pas perdus qui étonne quand on se rappelle de l’ancienne version et de ses éclairages artificiels. Murs et escaliers rénovés – certains escaliers historiques ont d’ailleurs été démontés puis replacés pierre par pierre pour faciliter les travaux -, la verrière cernée de caissons blancs n’en ressort que plus majestueuse dans sa simplicité. Elle illumine ainsi toute la salle qui a gardé ses décors vitrés figurant les villes desservies par la gare. De Saint-Germain-en-Laye, destination historique des trains en passant par les villes et la côte normandes, ces illustrations conservent l’aspect XIXe siècle du lieu. Dans l’escalier d’honneur, classé aussi aux Monuments historiques, le plafond, soutenu par des piliers de style corinthien, retrouve sa couleur d’origine avec ses fleurs redorées à la main.
Coup de jeune
Pour le reste, on est bien dans le XXIe siècle. A l’instar de la rénovation de la Gare du Nord, Saint-Lazare connaît un véritable coup de jeune. On reprend les formules qui fonctionnent. Ainsi la verrière n’éclaire plus seulement la salle des pas perdus mais aussi les deux étages inférieurs où un centre commercial s’installe. Alu brossé pour les rampes, bois exotique au sol, ascenseurs et rambardes transparents, écrans remplaçant les palettes d’informations, signalétique modernisée, les 450 000 voyageurs quotidiens voient leur gare se mettre au goût du jour. Les enseignes sont aussi concernées. A côté des poids lourds de la distribution comme Virgin, Sephora, Monop ou Foot Locker, s’installent les plus chics Lacoste, Guess, Aigle, Petit Bateau, Muji. La rumeur enflant, l’installation d’un Burger King au sein de la gare retient toute l’attention des fans de Whopper.
Si, sur les quais, les verrières immortalisées par Monet font un peu grise mine, le hall rénové va sans doute redonner du peps à cette gare un peu endormie et étriquée. Etape suivante dans le chantier Saint-Lazare, l’extérieur de la gare avec des aménagements proches de ceux réalisés à la Gare du Nord.

Vous allez connaître TED

TED, né en 1984, n’est pas fait de chair et de sang mais d’idées et de mots. Cette organisation, à but non lucratif, a comme objectif la diffusion des idées. Son moyen d’action : des conférences menées par des spécialistes dans leur domaine à consulter en vidéo sur Internet gratuitement. Allons voir du côté de chez TED.

Avec plus de 900 vidéos mises en ligne sur son site (ted.com), TED offre gratuitement à tout internaute des centaines d’heures de discussion menée par des spécialistes dans tous les domaines du savoir et de la connaissance. 2 600 ans d’histoire vus à travers une pierre archéologique et racontés par un conservateur du British Museum, l’avenir de la création défini par un Philippe Starck reconverti en acteur de stand-up, le tabou des erreurs médicales abordé par un médecin-physicien de Toronto, autant de thèmes et de personnes pour faire réfléchir, pour apporter de la matière grise aux cerveaux contemporains. Un fond neutre, parfois le logo de TED en arrière-plan, la personnalité invitée à parler est debout, se déplace sur la scène, s’adresse à un public et boucle son monologue en quelques dizaines de minutes.
Des conférences aux discussions
Créé dans les années 1980 par Richard Saul Wurman, TED pour Technology, Entertainment et Design est, à l’origine, une conférence annuelle pour trouver des convergences entre ces trois domaines de création. La première conférence a ainsi porté sur la présentation du lecteur de CD Sony et sur les premiers effets 3D développés par Lucasfilm. Après des débuts un peu difficiles, TED s’est développé. Au tournant du siècle, le Britannique Chris Anderson reprend l’association et décline le principe des conférences en discussions. Deux conférences annuelles ont toujours lieu à Palm Springs et à Edimbourg. Le Net a permis de multiplier les TEDtalks, les rendre visibles et accessibles à un plus grand nombre. Un grand choix de sous-titres en plusieurs langues facilite leur compréhension.
Porté par des contributions d’entreprises et de fondations caritatives, TED se mondialise et voit naître notamment des groupes (TEDx) dans plusieurs pays hors Etats-Unis. En France, la prochaine TEDxParis se déroulera à l’Olympia en octobre 2012.

www.ted.com

Les journaux font belles impressions

willy Rizzo

A écouter

France Soir disparaît, les quotidiens ne font plus recettes. La presse imprimée française diversifie son offre notamment en proposant des tirages papier de unes ou de photos d’archives. De Libération à Paris Match en passant par Le Figaro, la presse essaie de faire belle impression.

L’engouement pour la photo donne des idées aux journaux français. Libération, Le Figaro et Paris Match vous proposent d’exposer sur vos murs des tirages de photos issues de leurs archives. Créée en 2008, la Galerie du Figaro met en lumière une petite dizaine de photographes contemporains qui ont travaillé ou travaillent pour les journaux et magazines du groupe. Avec des tirages réalisés avec soin, en série limitée (15 exemplaires en deux formats) et signés, La Galerie cible une clientèle qui peut tout de même débourser à partir de 850 euros pour un cliché. Avec des images de voyage et de découverte, Le Figaro ose une galerie proche du photoreportage dans la veine de son magazine hebdomadaire.

De son côté, Paris Match sort « ses trésors photographiques » en collaboration avec Photo Service. Ici pas de série limitée ou de signature mais des prix beaucoup plus abordables, soit à partir de 45 euros pour une image de 20×30. Le plus du magazine de société, son incroyable collection de portraits de chanteurs, acteurs, artistes en couleur ou noir et blanc. Au top 5 des ventes de décembre 2011, Pablo Picasso, Sylvie Vartan, Herbert Von Karajan, Charles Aznavour et Jean-Paul Belmondo révèlent le positionnement éclectique et plutôt show bizz du magazine et de son rédacteur en chef légendaire, Roger Thérond.

A Libération, ce sont les unes qui s’encadrent et s’exposent. Ici pas de galerie virtuelle mais une boutique où le quotidien capitalise sur l’un de ses points forts : ses couvertures. Une image et un titre composent ces unes mémorables. Et qui n’a pas, devant le kiosque à journaux, opté pour Libération le jour d’un événement marquant ? Comme Paris Match, Libération travaille avec Photo Service pour proposer ces produits. Meilleures ventes fin 2011 : la une évoquant le décès de Steve Jobs, une pomme blanche sur fond noir qui semble verser une larme. Premier prix pour un tirage encadré : 59 euros.

Photo : Pablo Picasso, Golfe-Juan, années 60 par Willy Rizzo (Paris Match)

http://galerie.lefigaro.fr
http://galerie.parismatch.com
http://www.liberation.fr/boutique

 

 

Photos plein écran

Nags HeadsAvec The Big Picture, le Boston Globe, nous promet un arrêt sur images sur l’information en format plein écran.

Le dernier portfolio de The Big Picture porte bien évidemment sur l’ouragan Irene et les dégâts qu’il a occasionnés sur la côte est-américaine mais aussi en République dominicaine ou à Puerto Rico. La photographie d’entrée donne le ton. Un père et sa fille sont assis sur l’escalier d’entrée de leur maison de plage, seul élément de construction qui a échappé à la tornade. Au milieu des eaux, ils regardent le soleil se coucher. En une petite cinquantaine de photographies, The Big Picture donne de l’information à voir. Avec des images provenant des grandes agences filaires (Associated Press, Reuters, Getty Images), les trois éditeurs du blog, photographes eux-mêmes, constituent des portfolios mis en ligne les lundis, mercredis et vendredis. Informations chaudes (la Lybie, les émeutes de Londres) ou carnets d’images plus légères (Les dormeurs), les sujets alternent mais la force des clichés restent en haute qualité. On survole, on s’arrête sur une photo en particulier, on cherche plus d’informations –les légendes viennent des agences-, ces portfolios se regardent en plein écran pour un autre point de vue sur l’actualité internationale.

www.boston.com/bigpicture

Dennis Hopper : Easy photographer

L’éditeur Taschen réédite en 2011, le livre grand format de plus de 500 pages compilant les photographies –période 1961-1967- d’un des acteurs majeurs de la contre-culture américaine, Dennis Hopper.
Si on le connaît surtout pour son rôle de beatnik barbu et chevelu dans Easy Rider, Dennis Hopper (1936-2010) a expérimenté les différents modes d’expression de façon plutôt heureuse. Preuve que cet homme avait beaucoup de choses à dire sur son pays et les gens qu’il a côtoyés. Scénariste, réalisateur, photographe, collectionneur, galeriste, l’homme disparu il y a un an, n’a pas fait dans le linéaire. Ami cher de James Dean, c’est sur ses conseils que Hopper, débarqué du Kansas à dix-huit ans pour être acteur, apprend la photographie. Los Angeles, Londres, New York, l’homme voyage, voit, boit et se nourrit de cette génération d’artistes qui fera des Etats-Unis la nouvelle scène de l’art mondial.
Pop Amérique
Derrière son objectif, il capture, en noir et blanc, les protagonistes de cette Amérique du Pop (art, musique, cinéma) dont il fait partie. Le livre, dense, traduit aussi la vie multiple de Hopper. Si la nouvelle scène artistique et ses acteurs –des amis de Hopper – sont au cœur de son travail photographique dans les années 60, la ville, les rues, les murs, les voitures, les enseignes de cette Amérique grand format sont aussi des motifs qui reviennent continuellement. Il ressort de cette somme une vision détaillée de la vie de Hopper, de ses passions, d’une certaine schizophrénie d’être à la fois acteur et observateur de son époque quand celle-ci s’inscrit durablement dans l’histoire de son pays.

Photographs 1961-1967, Dennis Hopper, Taschen, 2011, 49,99 euros.

Monoprix : Une campagne en couleur et humour

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« Pourquoi se farcir de banales tomates » ; Monoprix pose cette question sur les panneaux publicitaires de nos villes depuis novembre. Aplats de couleurs vives, lettres en capitale, les affiches, qui ne sont pas sans rappeler des posters revendicatifs de syndicats, se veulent simples mais percutantes. Ce visuel fait partie de la campagne réalisée par Havas City pour la gamme de marque distributeur de l’enseigne urbaine. Dans la foulée, Monoprix a relooké ses boîtes de conserve, sachets de papier toilette, bouteilles et emballages carton. En écho à la boîte de soupe Campbell popularisée par Andy Warhol, Monoprix n’a pas hésité à faire de la conserve de tomates pelées le clou de sa campagne. Une énorme boîte a en effet été installée sur le parvis du Centre Georges Pompidou. Couleurs du Pop Art, rigueur et simplicité du graphisme de Stijl, les références artistiques sont nombreuses pour renouveler l’habillage des produits premiers prix de l’enseigne créée dans les années 30.
Jeux de mots
Autre composante de cette campagne : l’humour. Des jeux de mots plutôt bien sentis caractérisent chaque produit. Ainsi, à une description simple du produit : huile d’olive extra vierge, une petite phrase complète l’étiquette : « Les autres huiles en sont vertes ». Sur la conserve de haricots blancs : « On a tous un côté fayot » ou sur le paquet de reblochon : « Parfumez votre frigo ».
De la couleur et de l’humour, ce sont les deux ingrédients retenus par Monoprix pour égayer nos panneaux publicitaires cet hiver. Aux consommateurs de dire si ce mélange fait recette.

Monoprix fait réagir des Parisiens sur sa campagne :
http://www.youtube.com/watch?v=49BGVQINM-4