Du Pop sur le Net – Semaine du 8 juillet 2013

finding_vivian_maier_filmLes images de la mystérieuse Vivian Maier, des lieux en voie de disparition, la chronologie des sneakers, les prénoms avec mention, un bébé en un an d’images, voici cinq liens pour une semaine de pop culture sur le Net.

Les images de Vivian Maier
Nounou et photographe, Vivain Maier a laissé des dizaines de cartons de négatifs et d’images. Trouvées en 2007 puis valorisées par un historien, John Maloof, ces images de rues de New York, Chicago… apparaissent aux yeux du public en 2011. Un documentaire – sortie attendue en 2013 – relate la découverte des négatifs et dresse le portrait d’une femme plutôt mystérieuse. Article et extrait du documentaire à voir ici :
http://www.elle.com/news/culture/vivian-maier-photographs?6020191=1&src=spr_TWITTER&spr_id=1448_12979844 et aussi sur le site officiel : http://www.vivianmaier.com/

Des lieux en voie de disparition
Si vous ne savez pas quoi faire cet été, cette infographie listant les lieux en voie de disparition devrait vous aider à vous décider (le Taj Mahal, Venise, les glaciers des Alpes, la forêt de Madagascar, les Maldives). C’est plutôt terrifiant surtout quand les comptes à rebours descendent à moins de 20 ans… A voir ici :
http://www.konbini.com/fr/3-0/infographie-10-lieux-a-visiter-avant-leur-disparition/

Sneakers chronologie
Baskets, tennis et depuis quelques années sneakers, elles changent de dénomination, de formes, de couleurs, de textures mais attirent nos pieds urbains. De 1917 à 2013, les sneakers font leur frise chronologique avec Nike, Converse, Reebok, New Balance, Adidas. A découvrir ici :
http://pics.blameitonthevoices.com/072013/a_visual_compendium_of_sneakers.jpg

Prénoms avec mention
Juliette plus à même d’obtenir la mention très bien au bac que Sabrina ? Baptiste Coulmont, sociologue, le prouve en réalisant cette infographie où le prénom apparaît comme critère de réussite. A voir ici :
http://coulmont.com/vordpress/wp-content/uploads/2013/07/bac-2013-1.pdf

Mon père, ce vidéaste
Mieux qu’un album photo, cette vidéo de près de 7 minutes retrace la première année d’un bébé à raison d’une image par jour de rires, pleurs, commentaires et étonnements des parents. De la douceur en barre à voir ici :
http://www.francetvinfo.fr/internet/video-la-premiere-annee-d-un-bebe-filmee-en-moins-de-7-minutes_367622.html

Des expositions estivales vues par Unblogdeculture

Retrouvez les articles de Unblodeculture.com sur des expositions parisiennes qui continuent pendant l’été.

Jusqu’au 17 juillet :

Marcel Breuer - exposition 2013Marcel Breuer (1902-1981), design et architecture
La Cité de l’architecture et du patrimoine de Paris présente une exposition rétrospective sur Marcel Breuer. Imaginée par le Vitra Design Museum (près de Bâle), l’exposition met en parallèle le travail de designer et d’architecte du créateur du célèbre fauteuil Wassily.
A lire ici

 

Jusqu’au 22 juillet :

Macchiaioli afficheLes Macchioli 1850-1874, des impressionnistes italiens ?
Le musée de l’Orangerie de Paris présente l’exposition « Les Macchiaioli 1855-1874. Des impressionnistes italiens ? ». Au-delà de la question posée, on peut admirer des œuvres lumineuses rarement vues en France.
A lire ici

 

 

 

Pêcheuses sur la plage de Berck - 1881Eugène Boudin
Le musée Jacquemart-André propose une exposition conséquente consacrée à Eugène Boudin, peintre de la fin du XIXe siècle connu pour ses marines. A lire ici

 

 

 

Jusqu’au 18 août :

affiche - collection haysUne passion française. La collection Marlene and Spencer Hays
Le musée d’Orsay présente la collection Marlene et Spencer Hays. Débutés dans les années 1970, les achats du couple se concentrent sur les Nabis et notamment les toiles d’Edouard Vuillard. Du rêve américain en plein coeur de Paris.
A lire ici

 

 

Jusqu’au 1er septembre :

great_unreal_024Ready (to be) made
Le BAL présente l’exposition « Ready (to be) made » confrontant en images filmées et photographies le travail du Néerlandais Bas Jan Ader et des Suisses, Onorato et Krebs. A travers leur expérience du monde, les artistes mettent en scène et en images le tragi-comique pour l’un et la tromperie pour les autres de la condition humaine. A lire ici

 

 

DR Bouroullec aux Arts DécoratifsRonan et Erwan Bouroullec ; Momentané
Ronan et Erwan Bouroullec investissent la nef des Arts Décoratifs avec Momentané. Couvrant 15 ans de création, l’exposition mêle des installations géantes, des objets, du mobilier… réalisés par les frères bretons.
A lire ici

Jusqu’au 8 septembre :

Paul-BerthonL’Art nouveau
Revue d’Art nouveau à la Pinacothèque de Paris qui propose un parcours rassemblant 200 pièces représentant la diversité et profusion du mouvement sous l’angle français.
A lire ici

Du Pop sur le Net – Semaine du 1er juillet 2013

© DR

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Le Monde vous promène à Arles, Paris ouvre la Tour Saint-Jacques, le mur de Gainsbourg s’anime, un Picasso pour 100 euros, les prénoms en France depuis 1950, voici cinq liens pour une semaine de pop culture sur le Net.

Le Monde in Black
Les Rencontres d’Arles ont débuté le 1er juillet et durent jusqu’au 22 septembre. A cette occasion, Le Monde qui couvre l’actualité du festival propose, sur son site, une promenade photographique d’Arles in Black, thématique de 2013 autour du noir et blanc. A voir ici :
http://www.lemonde.fr/les-infos-culturelles-du-matin/visuel_interactif/2013/07/02/les-rencontres-d-arles-une-promenade-en-images_3440639_3439875.html

Paris ouvre une Tour
Entre la rue de Rivoli et la place du Châtelet, la Tour Saint-Jacques plantée au milieu d’un square semble souvent oubliée des Parisiens. Ce clocher de style gothique construit au XVIe siècle est un vestige de l’église Saint-Jacques-de-la-Boucherie. Jusqu’à la fin de l’été, les Parisiens pourront gravir ses 62 mètres pour une vue presque inédite sur la ville. Informations pratiques ici :
http://www.paris.fr/accueil/accueil-paris-fr/visitez-tour-st-jacques-cet-ete/rub_1_actu_131704_port_24329

Le mur de Gainsbourg animé
Alors que des travaux de réfection vont débuter au 5 bis, rue de Verneuil, le plus célèbre mur taggué du 7e arrondissement va perdre ses couleurs pour un temps. On vous propose cette vidéo d’Arnaud Jourdain, véritable fouille archéologique du mur dédié à Gainsbourg. A découvrir ici :
http://supapanda.fr/arnaud-jourdain-lhommage-a-gainsbourg-5-ans-au-5bis-rue-de-verneuil.html

Un Picasso à la tombola
Avec un ticket à 100 euros et un Picasso à la clé, la tombola de l’Association internationale pour la sauvegarde de Tyr (ville libanaise) espère tirer le gros lot. La démarche soutenue par Sotheby’s a pour but de récolter des fonds pour la restauration de la ville. Tirage le 18 décembre 2013, l’œuvre de Picasso, L’Homme au gibus (1914), à voir ici :
http://www.1picasso100euros.com/

Un prénom au passé simple
Votre prénom a-t-il encore du succès auprès des futurs parents ? A quel moment votre prénom a-t-il atteint sa cote de popularité ? Data Addict, site de visualisation de données sur le web s’est penché sur la question. Voir l’évolution de votre prénom depuis 1950 ici :
http://dataaddict.fr/prenoms/

Les Hays dévoilent une collection de rêve au musée d’Orsay

affiche - collection haysJusqu’au 18 août 2013, le musée d’Orsay présente la collection Marlene et Spencer Hays. Débutés dans les années 1970, les achats du couple se concentrent sur les Nabis et notamment les toiles d’Edouard Vuillard. A découvrir rapidement au 5e étage du musée.

A l’heure où une nouvelle saison de Dallas est diffusée sur les petits écrans, le musée d’Orsay vous invite à faire connaissance avec des vrais Texans. Ici pas de pétrole mais des ressources à haute valeur artistique : Vuillard, Bonnard, Redon, Denis, Degas, Renoir… L’histoire du couple relève du conte américain. Tous deux grandissent à plus de 100 km du premier musée. Mariés très jeunes, lui débute sa carrière en vendant des livres au porte-à-porte pour la Southwestern Company dont il devient président après une décennie. Installés à Nashville, les époux commencent à acheter des œuvres d’artistes américains dans les années 1970. Et puis « l’art français devient leur seconde patrie ». Prenant conseil auprès d’historiens d’art, ils s’orientent notamment vers les Nabis, groupe de peintres à l’ambition poétique et à la façon synthétique (aplats de couleurs, jeux d’ombres et de lumière, perspective ramassée) de la fin du XIXe siècle- début XXe siècle. Depuis les années 1980, ils ont réuni une collection importante qu’ils répartissent entre leur appartement new-yorkais et leur demeure de Nashville, construite sur les plans d’un hôtel particulier parisien.
Et c’est justement avec Paris que débute l’exposition. Avec Le Café dans le bois de Bonnard (1896), on est plongé dans le Paris de la Belle Epoque qu’apprécient les deux collectionneurs. L’accrochage des œuvres, au fil des salles, joue de thématiques chères aux Hays : la vie à Paris, le dessin et les affiches, les vanités, les scènes d’intimité, les portraits de société… Dans chaque section, au visiteur de piocher parmi les œuvres. En vrac : Belles aux paillettes d’or de Jean-Louis Forain (1886), Citron et verre d’Eva Gonzalès, Danseuse à mi-corps se coiffant de Degas (v.1900-1912), La Sœur aînée de James Tissot (v.1881).

Café dans le bois, Pierre Bonnard,1896, © musée d'Orsay

Café dans le Bois, dit aussi Jardin de Paris, 1896, Huile sur toile, 49 x 33 cm © DR © ADAGP, Paris 2013

Paravent à trois feuilles avec grue, faisans et oiseaux, canards de papillons, Pierre Bonnard © DR

Paravent à trois feuilles avec grue, faisans et oiseaux, canards et papillons, 1889 Détrempe sur toile © DR © ADAGP, Paris 2013

Bouquet final
Vient ensuite la salle réunissant les chefs-d’œuvre symbolistes et nabis. On est accueilli par le paravent écarlate de Pierre Bonnard (1889). Les panneaux Le Printemps et L’Automne de Maurice Denis puis des Jardins publics de Vuillard font voir les Nabis en grand. Ceux qui ne connaissent pas Edouard Vuillard tomberont sous le charme de ses scènes du quotidien, tout en couleur et délicatesse comme Le Petit Déjeuner devant la fenêtre (v.1892), les autres en redemanderont. Avec Les Bas rouges, Albert Marquet introduit le fauvisme comme un bouquet final de l’exposition. On sort presque étourdi de couleurs primaires de cette salle.
Si la passion française des Hays donne du rêve américain au musée d’Orsay – et sans doute à son conservateur comme l’analyse Le Parisien -, ne tardez pas à aller voir cette collection qui retraverse l’Atlantique le 18 août.

Musée d’Orsay – Une passion française, la collection Marlene et Spencer Hays – 16 avril-18 août 2013

Sur l’affiche : Edouard Vuillard, Fillettes se promenant, v.1891 © Photographie John Schweikert

De l’Art nouveau à la Pinacothèque de Paris

Paul Berthon
Mandore 
1898 
Lithographie en couleur 
48,9 x 64,1 cm 
Collection privée, Londres 
© Arwas Archives

Paul Berthon
, Mandore, 
1898 
Lithographie en couleur 
48,9 x 64,1 cm, 
collection privée, Londres 
© Arwas Archives.

Revue d’Art nouveau à la Pinacothèque de Paris jusqu’au 8 septembre.

Tiffany aux Etats-Unis, Jungenstil en Allemagne, Sezessionist en Autriche, Stile Liberty en Italie ou Modernismo en Espagne, l’Art nouveau connaît presque autant de nom qu’il a touché de pays. Logique pour ce mouvement qui avait dans son intention de créer un premier art international libéré des codes du classicisme. Dans un monde en pleine industrialisation, les tenants de l’Art nouveau se tournent vers la nature à la recherche d’inspiration et de motifs. La courbe et l’arabesque envahissent alors les objets les plus précieux comme les plus banals. Diffusé par les multiples expositions universelles, l’Art nouveau surnommé « style nouille » par ses détracteurs, connaît son apogée entre 1890 et 1905.
La Pinacothèque de Paris propose un parcours rassemblant 200 pièces représentant la diversité et profusion de l’Art nouveau français : tableaux et sculptures mais aussi bijoux, objets décoratifs et usuels, lithographies, affiches, meubles. L’exposition présente les artistes phares du mouvement : Hector Guimard, Eugène Grasset, Georges de Feure, Mucha, René Lalique et les membres de l’Ecole de Nancy avec Emile Gallé en tête, les frères Daum, Louis Majorelle…
Omniprésente, la nature est copiée comme sur les appliques, modèle Blés (1907) de Lalique, et utilisée, l’atelier d’Emile Gallé diversifie ses matériaux avec le verre, le bois, la terre. Son influence est prétexte à libérer les corps féminins. Souvent dénudées, sages ou envoûtantes, les femmes à l’image de la danseuse Loïe Fuller semblent mener le jeu. Oniriques, certaines œuvres tombent parfois dans un mysticisme froid et effrayant comme dans la représentation de La Mort de George de Feure (c. 1900). Les affiches et publicités témoignent d’un style populaire placardé dans les rues. Avec ses couleurs et qualités graphiques, l’Art nouveau a donné de la rondeur à la Belle Epoque. Pas si « nouille ».

Site : http://www.pinacotheque.com/index.php?id=847