Du Pop sur le Net – Semaine du 16 juillet 2012

Magnum dans le Huff Post, Antoine de Caunes et Le Monde, le syndrome de la vidéo verticale, Carnavalet expose ses agents et des bibliothèques monumentales, voici cinq liens pour une semaine de pop culture sur le Net.

Les photographes de Magnum postent pour le Huff Post
Les médias en ligne ont aussi leur série de l’été. Sur le Huffington Post, la photographie est à l’honneur avec « chaque semaine, un photographe de l’agence Magnum (qui) choisit et commente, en exclusivité pour Le Huff Post, l’un de ses clichés favoris ». Cette semaine, Abbas revient sur sa photographie du « bunker de Moshe Dayan ». A voir et à lire ici :
http://www.huffingtonpost.fr/abbas/abbas-magnum-photos-bunker-moshe-dayan_b_1679319.html?ncid=edlinkusaolp00000003

Antoine de Caunes tweete Le Monde avec humour
Sur Tweeter, Antoine de Caunes se fait un malin plaisir à répondre aux news diffusées par Le Monde. Une abonnée, @KlaireFr, a eu la très bonne idée de réunir ces réponses drôles et farfelues sur un blog. A dévorer ici :
http://antoineetlemonde.tumblr.com/

Syndrome de la vidéo verticale
Souffrez-vous de VVS (vertical video syndrome) ? Ce petit film vous aide à détecter le syndrome et à vous en débarrasser vite. Plutôt drôle à voir horizontalement :
http://www.koreus.com/video/vertical-video-syndrome.html

Secrets d’agents à Carnavalet
Du 17 juillet au 19 août 2012, les agents du musée Carnavalet exposent sur leur lieu de travail. Plutôt que de leur demander où se trouve la sortie, questionnez-les sur leur œuvre.
http://carnavalet.paris.fr/fr/expositions/secrets-d-agents

Monumentales bibliothèques
Elles sont en Autriche, au Danemark, en République tchèque et tranchent avec nos tristounettes bibliothèques municipales. Quelques unes des plus belles bibliothèques européennes en photo, c’est ici :
http://ht.ly/clYHY

Photo : Bibliothèque nationale d’Autriche © Christoph Seelbach

Eugène Isabey : Aquarelles de bords de mer

musée du LouvreSi Paris Plages ouvre ces jours-ci, c’est bien au Louvre que vous pourrez prendre un bon bol d’air iodé en découvrant les aquarelles du peintre Eugène Isabey (1803-1886). « Par les ruelles et par les grèves » s’expose jusqu’au 17 septembre 2012.

C’est au deuxième étage du Louvre, dans le département de la peinture française que sont présentées, comme une pause dans le défilé des grandes toiles des maîtres du XVIIe siècle, les aquarelles d’Eugène Isabey. Trois petites salles rassemblent les œuvres à l’eau reproduisant bords de mer bretons et normands. Falaises, grèves, rochers, citadelles, le peintre a croqué au plus près de l’eau et du ciel. Sur le papier, la série sur les falaises d’Etretat annonce la couleur. Le dessin est simple, la maîtrise de la technique aqueuse est sensationnelle. Etincelles de lumière sur le Grand Bé de Saint-Malo, confrontation colorée du ciel et de la mer dans la Baie de Saint-Enogat, Isabey nous embarque. Avec ses carnets de croquis sous les yeux, on ose imaginer la difficulté de dépeindre des rivages à la météo constamment changeante. Sur un croquis au graphite, l’artiste annote ses observations : « blanc jaune ; plus blanc ; jaune ; foncé ; vapeur jaune ; reflets bleus ; crêtes éclairés », une palette un peu casse-tête mais une réalisation simple qui contente l’œil. Le blanc vient structurer le tout, apporte la lumière, le rythme.
Port d’attache
Quand il quitte la plage, c’est pour s’aventurer dans les villages de bord de mer. Sa palette lorgne alors vers le marron. Détails des fenêtres, des portes, des toits, la précision du peintre fait vivre des motifs plus ternes d’une belle façon. Les rues de Vitré en ressortent lumineuses. Dans les années 1850, Isabey trouve son port d’attache à Varengeville près de Dieppe. Le vert vient compléter son spectre coloré avec des aquarelles de chaumières, vergers, cour de ferme. Et toujours ce blanc qui souligne qui anime. Prenez l’air marin tout l’été avec Eugène Isabey.

Site officiel : http://www.louvre.fr/expositions/eugene-isabey-1803-1886-br-par-les-ruelles-et-par-les-greves

Du Pop sur le Net – Semaine du 9 juillet 2012

Martine à la télé, une enquête au Met, des drones pour le patrimoine, la ville à vélo, les 50 meilleurs documentaires, voici cinq liens pour une semaine de pop culture sur le Net.

Martine fait de la télévision
La célèbre héroïne de bande dessinée pour enfants arrive sur l’antenne de M6 en septembre 2012. Cinquante-deux épisodes en 3D ont déjà été réalisés en collaboration avec le père-illustrateur de la petite fille : Marcel Marlier. Réédition des premiers albums, méthode d’apprentissage du français et de l’anglais, carnet secret, la brunette a une rentrée chargée. Plus de détails sur Livres hebdo :
http://www.livreshebdo.fr/medias—manifestations/actualites/martine-passe-en-3-dimensions-/8921.aspx

Mener l’enquête au Met
Le Metropolitan Museum of Art dit le Met poursuit dans la veine des visites numériques élaborées avec une application ludique. « Crime au Met : un mystère de l’art américain » propose une enquête au sein des salles du célèbre musée new-yorkais. Une autre façon de voir.
http://bostinno.com/2012/06/16/murder-at-the-met-how-a-cambridge-firm-is-helping-museums-with-digital-storytelling/

Des drones scannent le patrimoine en 3D
Vous ne verrez plus les drones uniquement comme des armes de guerre. En effet, des chercheurs de l’université de Grenade les ont détournés pour une tâche plus pacifique : scanner les monuments historiques en 3D. A lire ici :
http://www.atelier.net/blog/2012/05/25/un-avion-pilote-scanner-patrimoine-culturel

La ville à vélo
A l’heure du Tour de France, on opte pour une autre vision du vélo avec Alain Massabova. Armé de son BMX (Bicycle motocross) rouge, le funambule déambule dans Paris avec grâce et sportivité. La vidéo réalisée par JC Pieri nous emmène dans une valse à deux-roues de près de sept minutes. A voir ici :
http://www.fubiz.net/2012/07/11/art-of-bmx/

50 docs en stock
Temps pluvieux ? C’est le moment de se plonger dans le classement de Time Out listant les 50 meilleurs documentaires de tous les temps. L’article date de novembre 2010, d’accord, mais à quand remonte votre dernier documentaire visionné ? Le top 50 ici :
http://www.timeout.com/newyork/film/the-50-best-documentaries-of-all-time-documentary?pageNumber=5#.T_L_Js5_Vl4.twitter

Expositions au soleil dans les capitales européennes

Quitter la France mais pas la culture. Quelle que soit la capitale que vous visitiez cet été, il y a toujours une exposition à découvrir. En voilà 10.

Amsterdam : Nemo, le centre scientifique de la ville
Evidemment il y a les magnifiques toiles du Rijksmuseum et celles du musée Van Gogh mais Amsterdam a aussi un équivalent à notre Cité des sciences : le Nemo. Imaginé par Renzo Piano, l’édifice devient un lieu estival avec sa terrasse-toiture et une vue sur toute la ville. Avec des expositions interactives sur l’électricité, la biologie, la physique, l’humain, vos enfants vous remercieront de leur visite au musée.
Site officiel : http://www.e-nemo.nl/en/?

Berlin : Art in Berlin 1880 – 1980
Dans le cadre des 775 ans de la ville fêtés cet automne, la Berlinische Galerie renouvelle son accrochage et présente, à travers toiles, sculptures, photographies et art graphique, cent ans d’art berlinois. Expressionnisme, Dada, Nouvelle Objectivité, mouvement national-socialiste puis renouveau des années d’après-guerre, les collections de la Galerie se mettent à la disposition de cette exposition. De Raoul Haussmann à Georg Baselitz en passant par Otto Dix, l’exposition ne fait pas le mur.
Site officiel : http://www.berlinischegalerie.de/en/

BruxellesBruxelles : Summer of photography 2012
Jusqu’au 16 septembre, la Belgique fait un focus sur la photographie contemporaine autour de la thématique du paysage. L’exposition Sense of Place, installée au Palais des Beaux-Arts, est au cœur de la manifestation. Elle réunit une quarantaine de photographes européens qui déclinent leur vision du paysage à l’heure de la prise de conscience environnementale. La question de l’Europe dans sa diversité, son histoire et ses traditions apparaît aussi en filigrane dans ses images.
Site officiel : http://www.summerofphotography.be/fr

CopenhagueCopenhague : Les 100 ans du designer Finn Juhl
Pas question de passer par Copenhague sans voir du design danois. Le musée des Arts décoratifs de la ville met à l’honneur Finn Juhl jusqu’au 31 décembre 2012. L’exposition « Sensory Furniture » a cette particularité que l’expérience artistique n’est pas que visuelle puisque le public peut toucher et essayer quelques réalisations du designer. Si les décorateurs de la série Mad Men lui doivent beaucoup -il est à l’origine de l’exportation du style danois aux USA- son pays natal lui fait honneur avec cette exposition.
Site officiel :
http://designmuseum.dk/en/udstillinger/aktuelle-saerudstillinger/moebler-til-sansning-finn-juhl-100

Lisbonne - museu do ChiadoLisbonne : Art déco au Portugal
Premier mouvement artistique global, l’Art déco ou style 1925 a également conquis le Portugal. L’Estado Novo, régime politique autoritaire du pays l’a même vu comme un moyen de propagande. Peinture, dessin, sculpture, l’exposition « The Happy modernism 1912-1960 » présentée jusqu’au 28 octobre 2012 au museu do Chiado met en avant des artistes ayant adopté ce style international.
Site officiel : http://www.museudochiado-ipmuseus.pt/en/node/1338

Tate Modern - LondresLondres : Damien Hirst
Si Londres est la ville des Jeux Olympiques d’été 2012, elle est aussi celle de la première grande rétrospective du britannique Damien Hirst. A la Tate Modern, jusqu’au 9 septembre 2012, retrouvez des grands requins plongés dans le formol, des papillons bien volants, des pois et encore des pois. Riche et prolifique – son atelier rassemble 200 assistants – Hirst se veut être une rock star de l’art. Rock in the Tate !
Site officiel : http://www.tate.org.uk/whats-on/tate-modern/exhibition/damien-hirst

Madrid - Musée ThyssenMadrid : Edward Hopper
La torride Madrid passe à l’American way of life, cet été, avec une grande rétrospective consacrée à Edward Hopper. Plus de 70 toiles, aquarelles et dessins s’exposent au museo Thyssen-Bornemisza jusqu’au 16 septembre 2012. Des scènes d’intérieur aux paysages, le naturalisme du peintre s’exprime avec précision et calme apparent. L’exposition débarquera à Paris dès le 18 octobre 2012, au Grand Palais.
Site officiel : http://www.museothyssen.org/en/thyssen/ficha_artista/285

Oslo : La Norvège vue de la route 1733-2020
Pas le temps de visiter les 2 500 kilomètres de côtes norvégiennes, le musée national d’art et d’architecture d’Oslo vous invite au voyage en images. Jusqu’au 28 octobre 2012, cartes, photographies, tableaux et dessins vous emmènent sur les routes norvégiennes à la découverte de paysages fabuleux et parfois même irréels.
Site officiel : http://www.nasjonalmuseet.no/en/

Rome : Les archives secrètes du Vatican
Lux in Arcarna, c’est le nom de l’exposition qui vous mettra, le temps de quelques magnifiques salles du musée du Capitole, dans la peau du héros de Da Vinci Code. Une centaine de documents sont exposés jusqu’au 9 septembre 2012. Croisades, excommunications, conclaves, les manuscrits et parchemins révélés plongent dans douze siècles d’histoire.
Site officiel : http://www.luxinarcana.org/?gclid=CMvln6LnkbECFRMgtAodRDqBmA

VienneVienne : Gustav Klimt a 150 ans
De passage dans la capitale autrichienne, vous ne pourrez pas passer à côté de l’œuvre de Klimt, surtout en cette année de son 150e anniversaire. Dix musées viennois proposent des expositions consacrées au maître. Le choix va être difficile.
Site officiel : http://www.wien.info/fr/sightseeing/museums-exhibitions/klimt2012

« Gare du Nord » : Les Néerlandais photographient Paris

Jusqu’au 29 juillet 2012, l’exposition « Gare du Nord, photographes néerlandais à Paris 1900 – 1968 », installée au Centre culturel des Pays-Bas, invite à voir la capitale dans l’œil d’artistes peu connus en France mais non dénués de talent.

Si ils ont des noms à perdre le nord, les photographes présentés à l’institut néerlandais ont des yeux vifs et réalistes. Au début du XXe siècle, à l’heure où Paris est encore la capitale de la photographie, de jeunes Néerlandais font le voyage avec une arrivée à la gare du Nord et dans la tête, des images de la Ville Lumière. Sur le papier photographique, les clichés ne se révèlent pas, bien au contraire. La sélection photographies présentées évitent largement les écueils de la ville. Ce sont les prises de vues qui donnent toute la force aux images. Francis Kramer, Eva Besnyö (Néerlandaise d’adoption), Emiel van Moerkerken se concentrent sur les scènes de rue et les Parisiens dans des compositions inédites et modernes. Man Ray, Berenice Abbott ou Germaine Krull, alors en ville, leur donnent les clés de cette nouvelle façon de voir les choses. Leçon retenue.
Le tour dans la capitale
Après la guerre, les Néerlandais continuent à réaliser leur tour dans la capitale française. Emmy Andriesse photographie des étudiants africains en 1950 quand Nico Jesse, médecin de formation, compile des images des Parisiennes de l’après-guerre dans un livre. Autre succès aux Pays-Bas, le roman-photo de Ed van der Elsken qui narre une histoire d’amour fictive dans un Saint-Germain des Près post zazou. Avec Johan van der Keuken et son Paris mortel, la ville dévoile un côté plus sombre résumé par cet étrange couple dansant sur l’Ile Saint-Louis un 14-Juillet.

Mode et cinéma, les Néerlandais ne passent pas à côté des impondérables parisiens. Fred Brommet installe son modèle chapeauté Place de la Madeleine. Emmy Andriesse capte la silhouette magnétique de Juliette Gréco (1948) quand Ed van der Elsken photographie la jeune Brigitte Bardot en justaucorps et collants de danse (1950).

              

Montée par le musée de la photographie de La Haye, l’exposition a dû être réduite pour arriver dans les salles de l’Institut néerlandais. Dommage, mais ne ratez pas cette sélection qui rejoindra bientôt la gare du Nord.

Site officiel : http://www.institutneerlandais.com/

Photos :
Fred Brommet – Place de la Madeleine, 1956
Johan van der Keuken – 14-Juillet, 1958
Emmy Andriesse – Juliette Gréco, 1948
Ed van der Elsken – Brigitte Bardot, 1950

Du Pop sur le Net – Semaine du 2 juillet 2012

Un réseau social pour l’art, un dico des onomatopées, bureaux de l’AFP avec vue, une appli dédiée à l’histoire de l’art et un site qui recompose le passé, voici cinq liens pour une semaine de pop culture sur le Net.

Pictify : Un réseau social pour l’art
Partager et commenter peintures, sculptures, photographies, dessins, c’est ce que propose le site Pictify. Constituer une collection impressionniste ou découvrir les artistes contemporains présentés par des galeries, Pictify fait dans le beau et le social.
http://pictify.com/

Ohhhhhhhhh, un dico des sons et des onomatopées
Deux étudiantes britanniques se sont lancées dans la réalisation d’un dictionnaire des mots utilisés par les internautes pour figurer des sons et des émotions. Les Ahhhh, Grrrrr et autres Mmmmm, sont listés, définis et mis en son. Un bon recueil pour laisser tomber les émoticons.
http://ohhhhhhhhh.co.uk/

Bureaux de journalistes avec vue
Les journalistes de l’AFP qui possède des bureaux dans le monde entier font découvrir aux internautes leurs lieux de travail ou plus précisément la vue dont ils bénéficient de leurs fenêtres. Plus habitués au terrain, les journalistes d’une des plus grandes agences de presse s’accordent ici une pause plutôt bien vue.
http://blogs.afp.com/makingof/?post/2012/07/02/Bureau-avec-vue-sur-150-pays

Kronopedia : L’histoire de l’art pour les nuls sur Ipad
Kronopedia est une nouvelle application pour Ipad, sortie en juillet 2012, qui a pour dessein de vous faire revisiter les grands mouvements de l’histoire de l’art (depuis le XIIIe siècle). Le magazine Tablette.com l’a testée pour vous et lui attribue la note de 16/20. Et vous ?
http://application.tablette.com/ipad/kronopedia-ipad.html

Live2times : Le passé recomposé
Si le futur est incertain, le passé intéresse de nombreux internautes. Après le fabuleux Retronaut dont on ne se lasse pas, voici un autre site qui lorgne vers le passé. Site de mémoire, le français Live2times propose une immersion temporelle à partir de 1944 via des articles, des photographies, des vidéos. Communautaire, il donne aussi aux internautes la possibilité de participer au contenu.
http://www.live2times.com/

 

Musée d’Orsay : Misia, la muse et le mécène

Jusqu’au 9 septembre 2012, la muse et mécène Misia fait l’objet d’une exposition au 5e étage du musée d’Orsay. De la Belle Epoque aux Années folles, l’accrochage mêle les multiples portraits de cette femme et les réalisations artistiques qu’elle a soutenues.

Kiki de Montparnasse, Coco, Misia, au début du XXe siècle, les femmes évoluant dans les sphères artistiques portent souvent des surnoms. Derrière ces pseudonymes familiers et parfois infantilisants, se dévoilent des femmes ambitieuses aux caractères bien trempés. C’est le cas de Marie Sophie Olga Zenaide Godebska dite Misia. Pianiste émérite, mariée et divorcée trois fois, Misia évolue dans les milieux artistiques bruxellois et parisien dès ses 20 ans. Ses rencontres avec les peintres se traduisent dans leurs toiles. Bonnard, Vuillard, Vallotton ne manqueront pas de s’en servir comme modèle. Dans le quotidien, Misia à son bureau par Vallotton en 1897, comme dans des poses plus officielles, Misia par Renoir en 1904, l’exposition multiplie les toiles avec la femme au chignon brioche. Même si une certaine familiarité s’installe dans certaines représentations, La nuque de Misia vue par Vuillard vers 1897, la femme « jolie, d’une beauté un peu canaille malgré son profil de Minerve » selon Mallarmé, n’a pas l’ambition d’être réduite au statut de modèle.
« Reine de Paris »
Au gré de ses rencontres, Misia s’engage aussi auprès des artistes dans la réalisation de leur projet. Elle devient ainsi marraine des Ballets russes de son ami Serge de Diaghilev. Qualifiée de « reine de Paris » par les journalistes, elle reçoit dans ses salons. Coco Chanel lui doit une partie de son carnet d’adresses. L’exposition illustre aussi cette activité avec affiches, costumes, photographies, cahiers de musique.
Avec Misia, c’est aussi une façon de vivre qui émerge. Entre son appartement parisien, ses résidences secondaires, ses séjours à Venise, la muse-mécène dévoile un style de vie bourgeois bohême avant l’heure. Sa vie amoureuse inspire aussi directement ou indirectement. On regardera ainsi avec délectation les xylographies de Vallotton.
Kiki et Coco ont eu une fin de vie plutôt triste. Misia n’a pas échappé à cet écueil. Accro à la morphine et à moitié aveugle, la dame déambule encore à Venise – on ne loupe pas les magnifiques photographies de Horst P.Horst – avant de s’éteindre à Paris en 1950.
Si « Misia n’a rien créé par elle-même » comme le formule de façon un peu abrupte le premier panneau de l’exposition, son caractère, sa curiosité, son instinct ont tout de même servi les artistes. Une muse entre donc au musée d’Orsay.

Expositions au soleil

Le temps chauffe ? On vous conseille un petit tour dans les musées pour prendre un petit bain de frais et de beau. Voilà une sélection d’expositions estivales.

Montpellier et Toulouse : Caravage and co
Du 23 juin au 14 octobre 2012, le musée Fabre de Montpellier et le musée des Augustins de Toulouse présentent « Corps et ombres : Caravage et le caravagisme européen ». Ces deux expositions complémentaires reviennent sur l’influence de ce peintre italien du XVIIe siècle. A Montpellier, c’est le caravagisme italien, français et espagnol qui est mis à l’honneur quand Toulouse se concentre sur les peintres flamands et hollandais. Du clair-obscur en plein soleil.
Site officiel : http://museefabre.montpellier-agglo.com/
Site officiel : http://www.augustins.org

Nantes : Une ville renversée par l’art
Du 15 juin au 19 août 2012, c’est « Le voyage à Nantes », événement global mêlant tous les arts et tous les publics. Jackie Berroyer et Julie Depardieu vous font la bande annonce sur le site officiel, ici :
Site officiel : http://www.levoyageanantes.fr/fr/

Senlis : Le musée d’Art et d’Archéologie rouvre ses portes
Après plus de cinq ans de travaux, le musée d’Art et d’Archéologie de Senlis a rouvert le 23 juin 2012. Dans le palais épiscopal presque totalement rénové – la galerie Renaissance sera visible en octobre – on traverse les siècles des vestiges de l’époque gallo-romaine aux toiles des primitifs modernes du XIXe siècle.
Site officiel : http://www.musees-senlis.fr/

Bordeaux : Tobeen, un peintre cubiste du pays
Du 31 mai au 16 septembre 2012, la galerie des Beaux-Arts de Bordeaux expose une centaine d’œuvres de Félix-Elie Bonnet dit Tobeen. Peintre cubiste du début du XXe siècle, Tobeen, peu connu en France, est très présent dans les collections des musées néerlandais. A découvrir dans sa ville natale.
Site officiel :
http://www.bordeaux.fr/ebx/portals/ebx.portal?_nfpb=true&_pageLabel=pgFicheEvt&classofcontent=evenement&id=77604

Arles : La capitale estivale de la photographie
Du 2 juillet au 24 septembre 2012, la ville d’Arles devient la capitale internationale de la photographie avec Les Rencontres. La semaine d’ouverture s’anime de conférences et débats. Tout l’été, la ville regorge d’expositions. Des Gitans de Koudelka (1975) à la célébration d’une école française – le festival fête les 30 ans de l’école de photographie d’Arles -, le programme se trouve ici :
Site officiel : http://www.rencontres-arles.com/A11/Home

Le Cannet : Bonnard et ses amis
Du 20 mai au 16 septembre 2012, le musée Bonnard présente une exposition de regards et pinceaux croisés entre le peintre et ses amis, Matisse, Monet, Vuillard… Impression en bord de mer.
Site officiel : http://www.museebonnard.fr/

Metz : Quand les artistes font la guerre
Cap à l’Est et retour en 1917. Le Centre Pompidou-Metz présente, jusqu’au 24 septembre 2012, une exposition consacrée à une année de création en pleine tourmente de la Première Guerre mondiale. Artistes majeurs mais aussi art des tranchées, les points de vues artistiques s’expriment de façon multiple et démultipliée.
Site officiel : http://www.centrepompidou-metz.fr/

Lille : C’est du jeu !
Jusqu’au 12 août, on ne choisit pas entre art et sport, on prend les deux. C’est le leitmotiv de l’association « L’entorse » qui propose dans la Gare Saint Sauveur, une exposition sportive et ludique. Réconcilier art et sport, c’est le jeu !
Site officiel : http://www.lille3000.eu/gare-saint-sauveur/printemps-2012/expositions

Meudon : On rend visite à Rodin
Ouverte désormais toute l’année – les vendredi, samedi et dimanche à partir de 13 heures – la maison de Rodin à Meudon offre aux Parisiens et aux visiteurs de la capitale une escapade verte et sculpturale. La Villa des Brillants n’attend plus que vous.
Site officiel : http://www.musee-rodin.fr/fr

Illustration : Affiche Tobeen à la Galerie des Beaux-Arts de Bordeaux