Lu et vu sur le Net – Semaine du 23 avril 2012

Cinq liens pour une semaine de pop culture sur le Net.

Journée du livre
Le 23 avril, a eu lieu la journée mondiale du livre et du droit d’auteur organisée par l’Unesco. Vous pouvez poursuivre la journée en suivant les huit bons conseils de l’institution internationale. A lire dans la colonne de droite :
http://www.unesco.org/new/fr/
unesco/events/prizes-and-celebrations/
celebrations/international-days/world-book-and-copyright-day-2012/

La fête du tournesol le jour du muguet
Le 1er mai, vous cueillerez le muguet, d’autres planteront des tournesols dans les rues des grandes villes. La « grande fête globale du jardinage illégal de tournesol » rassemblera tous les jardiniers clandestins qui souhaitent mettre du vert dans nos cités de pierre. Entrez dans le club.
http://www.lemonde.fr/vous/article/2012/04/23/quand-les-jardiniers-clandestins-s-attaquent-aux-villes_1689805_3238.html

Des photos d’enfant qui ne font pas cliché
Il est papa et photographe. Un mélange qui donne des images détonantes de ses deux rieuses petites filles. Des mises en scène originales à regarder sans modération.
http://www.buzzfeed.com/thefalafel/photos-taken-by-the-worlds-most-creative-dad-4x8q

Big Apple, big photos
La galerie en ligne de la municipalité de New York met en ligne plus de 800 000 images, cartes, vidéos figurant la ville. Les amoureux de la ville vont adorer ce site qui montre l’évolution constante de Big Apple de la pointe de Battery Park au nord de Harlem. Sans oublier Brooklyn, le Queens, le Bronx et Staten Island, les boroughs qui composent avec Manhattan, la plus dynamique ville du monde. Soyez patient, le site est souvent saturé.
http://www.nyc.gov/html/records/html/gallery/home.shtml

L’église du Jedi croit en sa force
Révélée en Nouvelle-Zélande, la religion Jedi en référence au sage de la Guerre des Etoiles est arrivée comme un canular suite à un recensement posant la question de l’appartenance religieuse. Plus de 50 000 citoyens se revendiquaient du « Jedisme » pour faire la blague et rendre cette religion officielle. Angleterre, Etats-Unis, le « Jedisme » enregistre toujours plus de disciples. Près de 30 000 prennent, quant à eux, le mouvement spirituel très au sérieux.
http://www.lematin.ch/societe/jedi-nouvelle-force-religieuse/story/29126589

 

Crumb fait le comix au Musée d’Art moderne

Musée d'Art moderne de la ville de ParisLe 9e art fait son entrée au Musée d’Art moderne à Paris avec une rétrospective consacrée au dessinateur américain Robert Crumb. Du 13 avril au 19 août 2012, « De l’Underground à la Genèse » présente 50 ans du travail de Crumb, dessinateur compulsif et névrosé autoproclamé.

Les lecteurs de feu le magazine Actuel connaissent Robert Crumb pour ses couvertures aux traits affirmés et aux couleurs vives. D’autres le remettront pour sa réalisation de la pochette de « Cheap Thrills », album de Janis Joplin. L’exposition du Musée d’Art moderne va plus loin en proposant une rétrospective de cet artiste dont les œuvres inspirent de nombreux dessinateurs aujourd’hui. Crumb et la bande dessinée, c’est une histoire qui dure. Assidu de comics, ce petit blanc catholique de Philadelphie commence à dessiner avant l’âge de 10 ans. Si il commence à gagner sa vie en réalisant des illustrations pour cartes postales, ses traits –de génie- vont l’amener à transformer les comics enfantins en comix s’adressant aux adultes. Des hippies de San Francisco à la parution de son premier magazine Zap Comix en 1968, Crumb fait dans l’underground et le LSD. Sexualité, société, environnement, le dessinateur ose autant dans le dessin que dans les sujets abordés. Créateur des personnages, Mr Natural, Fritz le chat, Devil girl, l’artiste est insatiable et se renouvelle constamment. Il s’intéresse aussi à la musique et réalise de nombreuses pochettes d’album. A la fois auteur et personnage de ses planches, Crumb met ses névroses sur le papier, se libère de ses angoisses en noir et blanc. Installé depuis 20 ans dans le sud de la France, il s’est attaqué en 2011 à une illustration de la Genèse.
Se vautrer
L’exposition présentant l’ensemble de l’œuvre du dessinateur s’avère dense. Si les couvertures et dessins uniques se regardent avec plaisir, les planches se lisent plus difficilement. Comme au rayon BD de la Fnac, on aurait bien imaginé se vautrer sur des canapés ou par terre pour se plonger dans les histoires des personnages de Crumb. Les tablettes mises à disposition restent difficiles à manier et peu nombreuses. Seule la salle dédiée à la Genèse propose livres et sièges. L’exposition qui, pour Crumb, s’est aussi mise en place pour « attirer les foules » car « le public ne s’intéressait pas à l’art contemporain » (Interview Les Inrocks) met en perspective le travail du dessinateur, son évolution, sa diversité. Elle donne surtout envie de se mettre à lire ou relire les bandes dessinées de cet homme à la silhouette digne d’un personnage de comix.

Site officiel : Musée d’Art moderne de la ville de Paris

Draw Something : A vous de dessiner

Les cours d’arts plastiques vous manquent ? Vous êtes nostalgique des soirées Pictionnary ? L’application Draw Something a été créée pour vous. Echauffez votre index et ressortez vos dictionnaires franco-anglais.

Après le record d’Instagram avec un rachat à hauteur de 1 milliard de dollars, Draw Something bat, quant à lui, des records de téléchargements. L’application atteindrait près de 50 millions de téléchargements en deux mois d’existence et 20 millions d’utilisateurs réguliers. Gratuite avec publicité ou payante sans, Draw Something affole les index des propriétaire de smartphones et tablettes. Le jeu s’inspire largement de Pictionnary : faire deviner des mots par le dessin. Une fois inscrit, choisissez vos compagnons de jeux, amis ou inconnus, et faites valoir vos talents graphiques. A chaque tour, trois mots à la difficulté croissante sont proposés. De « chaussettes » à « Madonna », vos traits autant que vos références culturelles sont mis à contribution. Petit détail et pas des moindres : le jeu est, pour le moment, uniquement disponible en anglais. Côté dessin, pas de crayon mais votre index modifie quelque peu les conditions de réalisation de chefs d’œuvre. La tablette s’avère plus adaptée pour ceux qui souhaitent atteindre la perfection. Trait fin ou plus large, quelques couleurs, une gomme, les outils sont rudimentaires mais suffisants.
Décryptage
Votre partenaire déchiffre vos dessins. Tant mieux, les pièces que vous collectez au fur et à mesure de vos exploits vous permettent d’étendre votre palette de couleurs. A votre tour, ensuite, de décrypter les mots cachés derrière des traits parfois hésitants parfois dignes d’un artiste. Drôle et obsédant, Draw Something fonctionne à bloc. Jouer avec un inconnu à l’autre bout du monde ou avec sa petite nièce change évidemment la donne, les références culturelles n’étant pas les mêmes. Si « Asterix » est un héros de bande dessinée pour vous, c’est juste un signe de ponctuation en anglais. Multiplier les partenaires –le jeu se fait en différé- permet de diversifier les niveaux de dessin et donc de lecture. A votre tour de croquer et d’ajouter au milliard de dessins déjà réalisés.

Application disponible sous iOS et Android
Version payante : 1,59 euros
http://omgpop.com/drawsomething

Lu et vu sur le Net – Semaine du 16 avril 2012

Cinq liens pour une semaine de pop culture sur le Net.

Libération teste votre vote
A deux jours du premier tour de l’élection présidentielle, vous hésitez encore entre plusieurs candidats. Libération vous propose Teste ton vote. Choisissez deux candidats et mettez leurs propositions en face à face. Le logiciel compte les points et vous dévoile l’élu de votre vote.
http://testetonvote.liberation.fr/

Armor Lux : Le « made in France » recrute
Fondée par un Suisse en 1938, la Bonneterie d’Armor connue pour sa marque Armor Lux est rachetée dans les années 1990 par deux Bretons qui souhaitent relancer une société alors en déclin. Pari réussi, Armor Lux, c’est aujourd’hui un chiffre d’affaires de 85 millions d’euros (2011). Pour continuer à assurer une production réalisée à 45% en France, l’entreprise mise sur l’apprentissage et recrute des jeunes pour les former au savoir-faire couturier de l’enseigne. Les accrocs au « made in France » apprécieront.
http://www.letelegramme.com/ig/generales/economie/quimper-armor-lux-cherche-des-apprentis-pour-les-former-a-son-savoir-faire-19-04-2012-1675159.php

Jeu de pistes à Versailles
En mode silencieux – musée oblige – votre smarphone peut être le support d’une découverte ludique du château de Versailles. « Enigme à Versailles » est une application gratuite pour Iphone permettant une visite sous forme de jeu de pistes. A tester avec vos enfants ou pas.
http://itunes.apple.com/fr/app/enigmes-a-versailles/id511870667?mt=8

Cosmopolis de David Cronenberg
Vous avez un mois pour lire (ou non) le livre Cosmopolis (2003) de Don DeLillo avant la sortie de son adaptation cinématographique réalisée par le Canadien David Cronenberg. Sélectionné par le Festival de Cannes, le film narre la journée apocalyptique d’un golden boy new-yorkais. Sortie le 23 mai 2012, bande annonce ici :
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19332063&cfilm=143756.html

Les 100 de 2012 du Time
Peu de Français dans les 100 du Time cette année. Christine Lagarde à la tête du FMI y figure. Le texte de présentation écrit par un économiste américain est très élogieux. L’homme la voit même comme future présidente de la France. A vous de découvrir les 99 autres personnalités retenues par le Time.
http://www.time.com/time/specials/packages/0,28757,2111975,00.html

Des Cités dans la cité

Des sciences, de la musique, de la mode et du design, du cinéma, de l’architecture et du patrimoine, de l’histoire et de l’immigration, les cités se multiplient dans le monde culturel parisien. Que révèle le choix de ce terme dans la dénomination de tous ces lieux inscrits déjà dans la ville ?

Du latin civitas, la cité désigne « l’ensemble des citoyens constituant une ville, une cité, un Etat ». A Paris, on a l’île de la Cité, le cœur et chœur (là où se trouve la cathédrale) de la ville. Depuis plusieurs années, le terme cité désigne aussi des lieux culturels dédiés à un domaine spécifique. De la Cité des sciences à la Villette inaugurée en 1986 à la Cité du cinéma qui devrait ouvrir ses portes à l’automne 2012, pourquoi ces lieux optent-ils pour ce terme ? Ne risque-t-on pas la saturation avec ce nom quand près de six espaces culturels parisiens l’ont déjà choisi ?
Le point commun de ces lieux culturels apparaît de suite. Ces cités se veulent être des endroits où le plus grand nombre peut se rassembler autour d’une thématique commune. Ainsi, la plupart des cités culturelles mêlent à la fois musée, école, bibliothèque, lieu de recherche, espace évènementiel. Elles sont ainsi ouvertes à tous les citoyens, tous ont le droit de cité.
Projet muséal et d’urbanisme
Au point de vue architectural, des spécificités se dessinent. Pour reprendre l’exemple de la Cité des sciences, le projet, lancé à la fin des années 1970, était vraiment de créer une ville dans la ville, un nouveau quartier pour remplacer les abattoirs et marchés à bestiaux qui animaient cette partie du nord-est de Paris. Autant un projet muséal que d’urbanisme, la Cité des sciences s’inscrit dans un parc, tente de renouer avec les quartiers environnants, de se réinscrire dans la ville. A l’instar de la Villette, le projet de Luc Besson, aux portes de Paris, à Saint-Denis, semble relever de cette double logique avec une superficie dix fois moins grande (62 000 m2). Le mot cité vient aussi ici comme une évocation des studios Cinecitta de Rome et on aurait eu du mal à les appeler les studios EuropaCorp comme les hollywoodiens Universal Studios.
Réorganiser des compétences et des lieux
L’utilisation du terme « cité » suivi de plusieurs domaines culturels revèle souvent un projet d’unification de compétences, d’éléments déjà existants. C’est le cas de la Cité de l’architecture et du patrimoine et de la Cité nationale de l’histoire et de l’immigration, toutes deux ouvertes sous le mandat de Nicolas Sarkozy. Pour la première, il s’agissait de donner à l’institution du Palais de Chaillot un renouveau indispensable. Pour la seconde, il fallait arriver au bout d’un projet épineux abandonné par Mitterrand et repris par Chirac.
Mots plus justes
Et justement, plutôt que d’utiliser systématiquement ce terme de cité, des mots plus justes ne pourraient-ils pas être utilisés ? Mémorial pour la Cité nationale de l’histoire et de l’immigration, centre national ou international de la musique pour la Cité de la musique ? Les Docks en référence à l’ancienne destination du lieu pour la Cité de la mode et du design récemment inauguré ?
Synonyme d’ouverture et de multidisciplinarité pour désigner des lieux culturels, le terme « cité » semble aussi se refaire une beauté quand la cité désigne aussi la « téci », un endroit un peu morne et abandonné.
A Paris, reste que si l’on se rend à la Cité, on va soit au Palais de Justice soit, au mieux, au marché aux fleurs. Alors, en attendant que tous ces lieux trouvent des surnoms ou des acronymes, précisez bien quelle cité vous allez visiter.

Louvre : La Sainte Anne de Léonard de Vinci sous toutes ses coutures

Le LouvreDu 29 mars au 25 juin 2012, Le Louvre présente une exposition dédiée à l’ultime toile de Léonard de Vinci, La Vierge à l’Enfant avec sainte Anne récemment restaurée et appelée plus familièrement la Sainte Anne.

Il y a quelques semaines, certains se proposaient d’expliquer au public pourquoi telle chanson avait la capacité de déclencher émotion et plaisir chez ceux qui l’écoutaient. Une telle étude devrait porter sur les chefs d’œuvre de Léonard de Vinci. En attendant les résultats, Le Louvre prend les devants en proposant jusqu’à l’été, une exposition axée sur une seule toile du maître. Fraîchement restaurée, la Vierge à l’Enfant avec sainte Anne est un projet pictural débuté en 1501 et qui occupera les réflexions de Léonard jusqu’à sa mort en 1519. Avant, après, pendant, Le Louvre a décidé d’explorer toutes les facettes de l’œuvre, de son sujet à sa postérité en passant évidemment par sa réalisation. Le tableau trône ainsi logiquement en milieu de parcours.
Processus créatif
Retables, bas-reliefs, toiles, l’exposition débute par différentes représentations de sainte Anne et notamment sous sa forme la plus connue : sainte Anne trinitaire, accompagnée de la Vierge Marie, sa fille et de Jésus, son petit-fils. Une fois l’iconographie mise en place, le parcours s’attache rapidement à montrer le travail préparatoire de Léonard. Les premiers essais de composition réalisés à la pierre noire oscillent entre gribouillis et parfaite maîtrise du dessin. Présence de saint Jean-Baptiste puis remplacement par un agneau, élaboration d’une composition en diagonale puis retournement de sens, les visiteurs accrochés à leur Nintendo 3DS se passionnent pour la technique du « componimento unculto » (esquisse informe), pour les sanguines, pour les dessins de détails qui versent parfois dans l’abstrait. Les essais de visages de sainte Anne et de Marie apportent cette douceur si caractéristique du peintre. Avant d’arriver à la toile chérie, le visiteur aura vu plusieurs versions du tableau final réalisé d’après des études de Léonard par ses élèves. A l’époque, les questions de droit à l’image devaient beaucoup moins poser débat. Et finalement, voilà le chef d’œuvre. L’expression de bienveillance de saint Anne, le mouvement maternel de Marie vers son enfant, le paysage de rochers à peine ébauché, les couleurs soutenues confèrent à l’huile sur bois une délicatesse qui emporte le regard. L’exposition réussit le pari de la compréhension du processus créatif. A gauche du chef d’œuvre, la présence du carton du premier projet de Léonard conservé à Londres renforce le dessein des commissaires du Louvre.
L’après
L’exposition pourrait prendre fin ici. Elle se poursuit par la présentation d’autres œuvres du maître comme La Vierge aux rochers contenant des éléments repris dans Saint Anne. Les salles suivantes se concentrent sur l’après. Les visiteurs le sont sans doute un peu moins et traversent ses salles avec plus de détachement malgré la présence de toiles de Raphaël et de Michel-Ange. Plus près de nous, les hommages de Odile Redon ou Max Ernst closent la visite.

www.louvre.fr

Lu et vu sur le Net – Semaine du 9 avril 2012

Cinq liens pour une semaine de pop culture sur le Net.

Les robots dans le vent
Les enfants des Beatles veulent relancer le groupe de leur père ? Pas la peine, des robots font déjà le bœuf sur « Come together ». Sans fausses notes mais il en manque peut être un peu, The Hubos, créés par des étudiants américains, optent pour un style rétro-électro qui ne déplairait pas à Daft Punk.
http://www.rtl.be/loisirs/detente/insolite/735941/-the-hubos-les-robots-beatles

La culture en Hexagone
Originale l’infographie du Monde sur « Les faiseurs de culture en France ». Une ville, un point et un lien qui dresse le portrait d’acteurs culturels dans leur environnement. Editeurs à Auch, association de soutien à des groupes amateurs à Besançon en passant par un créateur de festivals dans la région de Saint-Brieuc, découvrez ces personnes qui œuvrent au quotidien pour la culture.
http://www.lemonde.fr/culture/infographie/2012/04/12/les-faiseurs-de-culture-en-france_1684614_3246.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter#xtor=RSS-3208001

Le patrimoine syrien en péril
Vols, pillages, destructions, bombardements, le patrimoine historique syrien s’avère en danger. Inscrits à la liste du patrimoine mondial, le site Palmyre et le Krak des chevaliers sont visés. Pour rappel, depuis mars 2011, 11 000 personnes ont péri dans les affrontements qui opposent manifestants au régime de Bachar Al-Assad.
http://www.lejournaldesarts.fr/site/archives/docs_article/99460/le-patrimoine-historique-syrien-en-danger-.php

La musique adoucit les ardeurs politiques ? 
La Marseillaise n’est pas la seule musique qui illustre les meetings de campagne des candidats à la Présidentielle. Empruntée ou écrite sur mesure, la musique donne le tempo des grands rassemblements politiques. Décryptage.
http://www.francetv.fr/culturebox/musiques-de-campagne-quand-les-candidats-veulent-se-faire-entendre-90785

Deux Cités et un Palais
Cinéma, mode et design, art contemporain, la capitale se dote de trois nouveaux espaces de création. Aux portes de Paris, à Saint-Denis, a été livrée, mercredi, la Cité du Cinéma voulue par Luc Besson. Jeudi, c’était au tour du Palais de Tokyo de s’entrouvrir pour révéler ses espaces dédiés à l’art contemporain. Enfin, vendredi, les visiteurs de la Cité de la mode et du design ont pu découvrir les premières expositions du lieu. Trois liens à consulter :
http://www.rtl.fr/actualites/culture-loisirs/cinema/article/la-cite-du-cinema-imaginee-par-luc-besson-est-construite-7746614177
http://next.liberation.fr/arts/2012/04/10/le-palais-de-tokyo-redeploie-son-aile_810796
http://www.20minutes.fr/article/915213/mode-design-enfin-droit-cite

Musée des Arts et Métiers : Au fil de la radio

Exposition temporaire musée des Arts et MétiersDepuis le 28 février et jusqu’au 2 septembre 2012, le musée des Arts et Métiers de Paris est « on air » avec l’exposition        « Radio : Ouvrez grand vos oreilles ! ». De l’évolution technique des récepteurs à celle des contenus radiophoniques, l’exposition trouve le ton juste.

Au sol, une frise chronologique ouvre l’exposition et va accompagner le visiteur jusqu’au terme de son voyage temporel. De part et d’autre de ce tapis, huit salons d’écoute en forme d’énormes transistors offrent à entendre l’histoire de la radio française en archives sonores. Dans les années 1920, sur Radio Paris, c’est le faux récit du naufrage du Maremoto qui marque les oreilles des sans-filistes ceux qui écoutent la TSF (Télégraphie sans fil). Les années 30 entament une vraie progression dans les contenus. Des grilles de programme se constituent. Les feuilletons radiophoniques comme La Famille Duranton sur Radio Cité connaissent une grande popularité. Les années 1940, la radio devient arme de guerre : « La grande arme secrète, ce n’étaient pas les V1, V2, c’était la radio. Et ce sont les Anglais qui l’ont mise au point » selon l’écrivain, Jean Galtier-Boissière. Viennent ensuite les années Gilson du nom du directeur des services artistiques de la radiodiffusion française. Spectacles, poésie, musique, jusqu’au début des années 60, les contenus des postes qui deviennent des transistors sont sous l’influence de ce féru de culture.
La radio comme la société
Jazz, rock, émissions à l’intention des jeunes, partage de témoignages, la radio se transforme comme la société et sous l’impulsion des radios privées comme Radio Luxembourg, Europe n°1, Radio Monte-Carlo ou Radio Andorre. 1981 voit la libération des ondes. A partir de cette date, va se constituer le paysage radiophonique français tel que nous le connaissons aujourd’hui. Si la télévision et plus récemment Internet ont transformé les auditeurs en spectateurs et internautes, la radio reste un média plébiscité puisque près de 30 % des plus de 13 ans écoutent la tranche horaire du matin. Les webradios et systèmes de podcast renforcent cette audience. Les archives sonores, au cœur de l’exposition, parviennent réellement à nous plonger ou replonger dans l’histoire de la radio. Les nostalgiques des postes à galène, à lampes ou des transistors en bakélite pourront aussi visiter avec les yeux. La fin de l’exposition propose un défi au visiteur : se mettre derrière le micro. Lancer un disque, commenter un match de foot ou informer sur la circulation parisienne, le logiciel vous enregistre et vous envoie votre prestation par mail. Une archive sonore en somme.

http://radio.arts-et-metiers.net/#exposition

Les images squattent les réseaux sociaux

les réseaux sociaux et la photoAvec l’annonce, le 9 avril 2012, de l’acquisition d’Instagram par Facebook pour 1 milliard de dollars, on s’intéresse aux réseaux sociaux où les photographies s’affichent en grand. Voici donc un panorama des principaux réseaux sociaux dédiés au partage d’images.

Instagram
Date de création ? Octobre 2010
Créateurs ? Kevin Systrom et Mike Krieger, la trentaine, ils sont diplômés de l’université de Stanford (Californie).
C’est quoi ? Gratuit et sans publicité, Instagram est une application pour Iphone et depuis peu disponible sous Android permettant, en quelques clics, de diffuser des photographies et de les partager avec amis et relations. Ludique, l’appli offre différents filtres pour améliorer l’apparence des clichés et permet de titrer et de localiser les images prises. L’appli a séduit plus de 30 millions d’utilisateurs publiant plus d’1 milliard de photos.
Pour qui ? Très grand public, Instagram rassemble des adolescents, des photographes professionnels, des médias et même Barack Obama.
Dans le même genre ? Le plus vintage : Hipstamatic, le petit nouveau : Hipster.

Pinterest
Date de création ? Mars 2010
Créateurs ? Evan Sharp, Ben Silbermann et Paul Sciarra originaires de l’Iowa et de Chicago.
C’est quoi ? La comparaison est utilisée par tous mais est très efficace. Pinterest, c’est un tableau en liège, un pense-bête virtuel sur lequel l’internaute peut accrocher (to pin) toutes les images correspondant à ses centres d’intérêt (interest) et le partager avec sa communauté. 12 millions d’internautes se sont inscrits gratuitement à Pinterest et majoritairement des femmes.
Pour qui ? Grand public, Pinterest est l’outil des femmes qui organisent leur mariage, aiment les loisirs créatifs mais pas que.
Dans le même genre ? Le très pointu : The Fancy.

Tumblr
Date de création ? 2007
Créateur ? Le New-Yorkais David Karp (25 ans).
C’est quoi ? Tumblr est une plate-forme de blogging gratuite permettant notamment de poster facilement des images. Avec une interface simple, les utilisateurs de Tumblr peuvent donc écrire des billets, poster des photos, de la musique, des vidéos. Les images constituent une bonne partie des billets publiés. Tumblr comptabilise près de 50 millions de blogs et 20 milliards de billets publiés.
Pour qui ? Grand public, Tumblr réunit les fanas de graphisme, de mode mais aussi tous ceux qui veulent partager leurs recettes de cuisine. L’arrivée de la chanteuse Beyoncé sur Tumblr a donné lieu à de nombreux articles dans la presse people.
Dans le même genre ? Le concurrent : Posterous.

Flickr
Date de création ? Février 2004
Créateurs ? Stewart Butterfield et Caterina Fake de la société canadienne Ludicorp (rachetée en 2005 par Yahoo).
C’est quoi ? Flickr est un site Internet de partage de photos et de vidéos. Il permet d’organiser et de classer vos photos puis de les partager avec vos amis et votre famille. Notes, localisations, commentaires, Flickr se veut un outil pour tous à l’heure de la photographie numérique. En août 2011, Flickr héberge 6 milliards de photos.
Pour qui ? Grand public, Flickr a fait ses preuves depuis sa création notamment grâce son offre d’un stockage public et/ou privé.
Dans le même genre ? Le commercial : Fotolia

Les combles du musée des Arts Décoratifs

Copyright Les Arts Décoratifs / Luc BoeglySi on se rend aux Musée des Arts Décoratifs pour ses expositions temporaires, on se limite à quelques étages de l’institution. Les salles qui présentent les collections permanentes s’élèvent jusqu’au 9e étage du Pavillon de Marsan. Allez, on grimpe.

Créé en 1905, le Musée des Arts Décoratifs a connu une longue rénovation à partir de 1996. Rouvert en 2006, le musée occupant une partie du Louvre attire davantage par la diversité de ses expositions temporaires : Jean-Paul Goude, l’art de l’automobile avec la collection Ralph Lauren et actuellement Louis Vuitton – Marc Jacobs. Dans la nef, optez pour les ascenseurs menant aux collections permanentes. Du Moyen-Age à l’époque contemporaine, la visite vous guidera jusqu’aux combles du Pavillon de Marsan et vous fera découvrir une partie des 150 000 œuvres du musée. Mobiliers, céramiques, boiseries, papiers peints, pièces en cristal, autant de matières et d’objets pour mieux appréhender la richesse des arts décoratifs français et étrangers.
En hauteur
Pour une première visite, on vous conseille les salles modernes et contemporaines. Des années 1940 aux années 2000, les salles placées sous la toiture du Pavillon de Marsan offrent un lieu d’exposition à admirer presque autant que les objets présentés. Assises du siège contemporain qui proposent une installation chronologique d’une centaine de chaises des années 60-70 aux ensembles reconstitués des années 40 en passant par la verrerie, les collections sont denses. Pour une pause, offrez-vous des vues de Paris – rue de Rivoli, jardins des Tuileries – en lorgnant vers les fenêtres et lucarnes. Le lieu d’exposition composé de plusieurs mezzanines, avec poutres métalliques et briques apparentes, accompagnent, dans sa modernité, les pièces présentées. C’est finalement un vrai mélange de styles, d’époques et de points de vue que réussissent ces dernières salles du musée des Arts Décoratifs. Une belle expérience muséale en hauteur et loin de la foule.

www.lesartsdecoratifs.fr

Les Arts Décoratifs
Association loi 1901, les Arts Décoratifs sont créés en 1882 par des collectionneurs. A Paris, ils regroupent trois sites : Rue de Rivoli se trouvent le musée des Arts Décoratifs, celui de la Mode et du Textile, celui de la Publicité, rue de Monceau se visite le musée Nissim de Camondo, boulevard Raspail est établie l’école Camondo depuis 1988.

Photo : Copyright Les Arts Décoratifs / Luc Boegly

Merci à Raphaëlle Billé pour la découverte et la visite guidée