Photos plein écran

Nags HeadsAvec The Big Picture, le Boston Globe, nous promet un arrêt sur images sur l’information en format plein écran.

Le dernier portfolio de The Big Picture porte bien évidemment sur l’ouragan Irene et les dégâts qu’il a occasionnés sur la côte est-américaine mais aussi en République dominicaine ou à Puerto Rico. La photographie d’entrée donne le ton. Un père et sa fille sont assis sur l’escalier d’entrée de leur maison de plage, seul élément de construction qui a échappé à la tornade. Au milieu des eaux, ils regardent le soleil se coucher. En une petite cinquantaine de photographies, The Big Picture donne de l’information à voir. Avec des images provenant des grandes agences filaires (Associated Press, Reuters, Getty Images), les trois éditeurs du blog, photographes eux-mêmes, constituent des portfolios mis en ligne les lundis, mercredis et vendredis. Informations chaudes (la Lybie, les émeutes de Londres) ou carnets d’images plus légères (Les dormeurs), les sujets alternent mais la force des clichés restent en haute qualité. On survole, on s’arrête sur une photo en particulier, on cherche plus d’informations –les légendes viennent des agences-, ces portfolios se regardent en plein écran pour un autre point de vue sur l’actualité internationale.

www.boston.com/bigpicture

Dennis Hopper : Easy photographer

L’éditeur Taschen réédite en 2011, le livre grand format de plus de 500 pages compilant les photographies –période 1961-1967- d’un des acteurs majeurs de la contre-culture américaine, Dennis Hopper.
Si on le connaît surtout pour son rôle de beatnik barbu et chevelu dans Easy Rider, Dennis Hopper (1936-2010) a expérimenté les différents modes d’expression de façon plutôt heureuse. Preuve que cet homme avait beaucoup de choses à dire sur son pays et les gens qu’il a côtoyés. Scénariste, réalisateur, photographe, collectionneur, galeriste, l’homme disparu il y a un an, n’a pas fait dans le linéaire. Ami cher de James Dean, c’est sur ses conseils que Hopper, débarqué du Kansas à dix-huit ans pour être acteur, apprend la photographie. Los Angeles, Londres, New York, l’homme voyage, voit, boit et se nourrit de cette génération d’artistes qui fera des Etats-Unis la nouvelle scène de l’art mondial.
Pop Amérique
Derrière son objectif, il capture, en noir et blanc, les protagonistes de cette Amérique du Pop (art, musique, cinéma) dont il fait partie. Le livre, dense, traduit aussi la vie multiple de Hopper. Si la nouvelle scène artistique et ses acteurs –des amis de Hopper – sont au cœur de son travail photographique dans les années 60, la ville, les rues, les murs, les voitures, les enseignes de cette Amérique grand format sont aussi des motifs qui reviennent continuellement. Il ressort de cette somme une vision détaillée de la vie de Hopper, de ses passions, d’une certaine schizophrénie d’être à la fois acteur et observateur de son époque quand celle-ci s’inscrit durablement dans l’histoire de son pays.

Photographs 1961-1967, Dennis Hopper, Taschen, 2011, 49,99 euros.