Monoprix : Une campagne en couleur et humour

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« Pourquoi se farcir de banales tomates » ; Monoprix pose cette question sur les panneaux publicitaires de nos villes depuis novembre. Aplats de couleurs vives, lettres en capitale, les affiches, qui ne sont pas sans rappeler des posters revendicatifs de syndicats, se veulent simples mais percutantes. Ce visuel fait partie de la campagne réalisée par Havas City pour la gamme de marque distributeur de l’enseigne urbaine. Dans la foulée, Monoprix a relooké ses boîtes de conserve, sachets de papier toilette, bouteilles et emballages carton. En écho à la boîte de soupe Campbell popularisée par Andy Warhol, Monoprix n’a pas hésité à faire de la conserve de tomates pelées le clou de sa campagne. Une énorme boîte a en effet été installée sur le parvis du Centre Georges Pompidou. Couleurs du Pop Art, rigueur et simplicité du graphisme de Stijl, les références artistiques sont nombreuses pour renouveler l’habillage des produits premiers prix de l’enseigne créée dans les années 30.
Jeux de mots
Autre composante de cette campagne : l’humour. Des jeux de mots plutôt bien sentis caractérisent chaque produit. Ainsi, à une description simple du produit : huile d’olive extra vierge, une petite phrase complète l’étiquette : « Les autres huiles en sont vertes ». Sur la conserve de haricots blancs : « On a tous un côté fayot » ou sur le paquet de reblochon : « Parfumez votre frigo ».
De la couleur et de l’humour, ce sont les deux ingrédients retenus par Monoprix pour égayer nos panneaux publicitaires cet hiver. Aux consommateurs de dire si ce mélange fait recette.

Monoprix fait réagir des Parisiens sur sa campagne :
http://www.youtube.com/watch?v=49BGVQINM-4

A la mère de famille : monument historique de la confiserie

A l’angle de la rue du Faubourg Montmartre et de la rue Richer, la façade vert bouteille et irrégulière de A la mère de famille ne peut qu’attirer l’œil. Cette devanture classée aux monuments historiques (1984) reflète l’évolution de la boutique créée en 1761. Les spécialités de la maison s’affichent en lettres dorées : Confiserie et desserts, Fabrique de confiture, Spécialité de miel, Chocolaterie. En 250 ans, la boutique a plusieurs fois changé de main et a introduit de nouveaux produits avec une préférence pour les délices sucrés. Après la façade, les vitrines prennent le relais pour mettre l’eau à la bouche de n’importe quel promeneur.
En cette période de Noël, le chocolat tient la vedette. La décoration en a fait son thème principal : des cônes en chocolat symbolisant des sapins ornent les vitrines où sont présentés les assortiments de palets de Montmartre (leur spécialité), les boîtes de praline et autres paquets d’orangettes.
Comptoirs en bois
La visite se poursuit à l’intérieur. L’aménagement semble ne pas avoir bougé depuis la fin du XIXe siècle. Ont été conservés le carrelage noir et blanc, les grands comptoirs en bois et surtout les écriteaux présentant les produits et leurs tarifs. Et justement venons-en aux produits qui seront de réelles madeleines de Proust pour la plupart : caramels mous, marrons glacés, roudoudous, sucres d’orges, bonbons acidulés… Les spécialités des régions françaises remplissent également les étagères : calissons d’Aix, sablés de Nancay, madeleines de Commercy, négus de Nevers.
Tablier orange pour les vendeurs, vieille caisse enregistreuse dans un box en bois, jusqu’au bout de la visite, l’atmosphère XIXe siècle vous accompagnera pour un plaisir bien présent.

A la mère de famille. 35 rue du Faubourg Montmartre, 75009 Paris

www.lameredefamille.com

Musée Nissim de Camondo : une maison particulière du début du XXe siècle

Vous êtes Parisien et la crise de l’immobilier vous angoisse. Un remède provisoire : rendez-vous à l’hôtel particulier Nissim de Camondo sis au 63 rue de Monceau dans le 8e arrondissement. Devenu musée en 1936, cet édifice est avant tout un lieu de vie que l’on visite comme tel. Cuisines, salles de réception, bureaux, salles de bains, bibliothèque, on fait le tour du propriétaire se retrouvant souvent seul dans les pièces, l’hôtel-musée n’étant pas très fréquenté. En 1910, Moïse de Camondo hérite de la propriété de ses parents. Il fait alors appel à l’architecte René Sergent qui transforme l’édifice en s’inspirant du Petit Trianon de Versailles. A l’intérieur, trois niveaux sont définis, le rez-de-chaussée se compose d’un vestibule et d’une partie cuisine, le premier étage est réservé aux pièces de réception et le second étage accueille les appartements privés des propriétaires. Ces transformations permettent à Moïse de Camondo de faire vivre sa vaste collection de peintures, mobiliers et objets d’art principalement du XVIIIe siècle. Le propriétaire était à ce point passionné que, par exemple, la taille des boiseries de la bibliothèque a défini la hauteur du second étage.
Vue sur le parc
On se promène donc dans une maison qui a autant été pensée pour être fonctionnelle que pour devenir l’écrin aux œuvres d’art acquises par Camondo. Rapidement, on se sent à l’aise, on imagine facilement comment la vie se déroulait dans cette demeure. Entre secrétaire en marqueterie, tapisseries d’Aubusson, bouteille en laque du Japon, paravents… les fenêtres offrent aussi un beau spectacle, d’abord le jardin à la française puis au dessus de la grille, le parc Monceau. Rentrer dans cette maison, c’est aussi entrer dans l’histoire des Camondo, famille de juifs séfarades, fondateur au début du XIXe siècle à Constantinople, de la plus grande banque de l’Empire ottoman. Aujourd’hui éteinte, cette famille a marqué la vie parisienne du début du XXe siècle. Dans Le dernier des Camondo, Pierre Assouline relate leur saga. Un livre pour poursuivre la visite.

Musée Nissim de Camondo. 63 rue de Monceau, 75008, Paris.

www.lesartsdecoratifs.fr/francais/nissim-de-camondo/

A lire : P. Assouline, Le dernier des Camondo, Gallimard, 1997

Yellow Korner : photos à petit prix

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Depuis 10 ans, la photographie connaît un grand engouement auprès des Français. Parallèlement, le prix des photos ne cesse d’augmenter sur un marché encore en pleine expansion. Dans la galerie commerçante du Louvre, là ou se déroule Paris Photo, Yellow Korner a pris le parti de proposer des photographies à petit prix. Créée en 2006, cette enseigne rencontre un réel succès auprès des amateurs et professionnels de la photo. Petit ou grand format, sous cadre ou contrecollé sur plexi, le choix s’avère large pour ne pas retrouver le même cliché chez votre voisin. Avec une petite dizaine de galeries à Paris, Lille, Bruxelles et New York, Yellow Korner a trouvé sa clientèle.
Inconnus et reconnus
Si l’enseigne fait découvrir des photographes, elle passe aussi des contrats lui permettant de proposer des artistes déjà reconnus. Jean Dieuzaide est ainsi présent avec les photos des vols d’essai du Concorde et des images de nombreuses courses automobiles. Bientôt des tirages d’Atget et de Man Ray seront disponibles dans les rayons. On peut se demander si, à terme, ces tirages sont un investissement autant esthétique que financier ? Retrouvez les photos de Yellow Korner dans leurs galeries-magasins, dans certaines FNAC et sur leur site Internet. D’autres galeries telles que Wanted Paris suivent le même modèle.  Une idée de cadeau pour Noël.

www.yellowkorner.com
www.wantedparis.com

Instagram : une application Iphone autour de la photo

Instagram est une application pour Iphone qui permet de prendre des photos et de les partager avec vos amis ou d’illustres inconnus. C’est une sorte de réseau social ressemblant fortement à Twitter sauf qu’ici on échange des photos. Le mode d’emploi est plutôt simple : prendre des photos de votre quotidien, de vos proches, de vos animaux (les images de chats sont très prisées) et les partager avec des gens qui suivront vos prouesses artistiques et avec d’autres (souvent les mêmes) qui vous montreront leurs plus beaux clichés. Les puristes vous préciseront que les photos doivent uniquement prises par Iphone (mais il y a de la triche). Pour améliorer vos images, Instagram a prévu des filtres que vous pouvez appliquer pour accentuer les contrastes, pour adoucir les couleurs, pour donner un aspect polaroïd.
« Like »
Une fois postées, les photos peuvent être, comme sur Facebook, aimer et commenter. Plus vous collectez de « Like » plus vous aurez de chance de figurer dans le classement des photos les plus populaires. Les commentaires des IGers (petit nom des utilisateurs de l’application) restent bienveillants et sont souvent à l’origine de discussions et parfois de jeu : Prenez en photo trois objets sans lesquels vous ne pourriez pas sortir. Plus généralement, des photos présentent de réelles qualités esthétiques. Elles donnent aussi un aperçu des centres d’intérêts des utilisateurs qu’ils vivent en Australie, en Russie, en Chine… et parfois en France. Récemment, un IGer écossais a organisé une exposition de ses clichés, initiative qui a été beaucoup appréciée par les utilisateurs d’Instagram.

Instagram est une application gratuite disponible sur App store

André Kertész au Jeu de Paume


La rétrospective d’André Kertész qui a pris place au Jeu de Paume depuis le 28 septembre intervient 25 ans après la mort du photographe. L’artiste avait d’ailleurs légué l’ensemble de ses négatifs à l’Etat français. Dans une atmosphère intimiste, les murs sont de couleur sombre, les premières photos du jeune Hongrois demandent de se rapprocher au plus près du cadre. Village de son enfance, scènes paysannes, portrait de familles, la première partie de l’exposition présente de minuscules clichés. Etonnamment, ceux-ci attirent l’œil et leur observation pousse à les regarder en détail comme on inspecterait une maison de poupée. Arrive ensuite cette fameuse photo d’un homme, son frère, sous une eau toute en ondulation. Vient la période parisienne où le photographe arrive en France, rencontre des artistes, élabore son langage photographique avec ses distorsions, ses jeux avec les ombres. Les clichés nous sont plus familiers : Le pont de Meudon, Chez Mondrian, Le Pont des Arts… La rétrospective souligne aussi le travail du photographe pour l’édition et la presse notamment le périodique VU. Un reportage sur une miss France est à la fois drôle et étonnant : plusieurs photographies montrent les détails de la jeune fille des pieds à la tête.
Grosse Pomme
Changement d’étage, changement de pays. Série de cheminées new-yorkaises, vues plongeantes du haut des immeubles de la Grosse Pomme, le photographe tente d’apprivoiser la ville dans laquelle il finit par s’installer ; il est naturalisé en 1944. L’expo finit comme elle commence, par des petits formats. Cette fois-ci, ce sont des photomatons, technique que Kertész a utilisé pour rendre un hommage, en couleur, à sa femme disparue. En face, un film montre un Kertész âgé déambulant dans Paris un Leica autour du cou et parlant de son travail de photographe.

André Kertész du 28 septembre 2010 au 6 février 2011. Jeu de Paume, 1 place de la Concorde, 75008 Paris

Le Jeu de Paume propose de nombreuses visites guidées gratuites. Pour plus d’informations : www.jeudepaume.org

When you’re strange : un film sur les Doors

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When you’re strange retrace l’histoire des Doors, groupe de rock américain des années 60-70. Réalisé par Tom DiCillo, ce documentaire, tout en musique, explique la vie intense de ce groupe devenu mythique depuis la mort de son leader, Jim Morrison. La carrière du groupe a été courte : En 1967, il sort son premier album réalisé en une semaine. Leur dernier opus, LA Woman, est enregistré en 1971. En à peine cinq ans d’existence, les Doors vont marquer les esprits et la musique de leur époque. Loin du film d’Oliver Stone de 1991 dans lequel Val Kilmer interprétait un Jim Morrison tout en glamour, le documentaire relate, analyse, décortique le phénomène des Doors. Il explique notamment la spécificité de leur son parfois rude et saccadé. Tom DiCillo décrit ainsi les influences et formations des quatre membres du groupe.

Archives rarement vues
Evidemment, il revient sur le phénomène Jim Morrison, sans compromis, montrant le leader dans ses prouesses mais surtout dans ses failles. Intercalant archives rarement vues et une sorte de voyage de Morrison à travers l’Amérique, le réalisateur, sans vouloir faire revivre le chanteur, cherche sans doute à apaiser l’image de ce jeune homme à fleur de peau. Porté par les titres blues, rocks et parfois planants des Doors, le film réussit à dépeindre une époque folle, guerrière et chevelue.

www.whenyourestrangemovie.com

Monet : Un voyage digital

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Pas facile, avec des températures en dessous de zéro, de se projeter en pleine file d’attente pour admirer les œuvres de Monet. Pour ceux qui n’ont pas encore eu ce courage ou pour ceux qui ne se déplaceront pas à Paris d’ici le 24 janvier, la Réunion des musées nationaux a créé un site dédié au plus connu des impressionnistes français. Sur www.monet2010.com, la RMN propose un voyage, expérience digitale qu’elle qualifie d’unique. Deux conditions pour bien profiter de ce voyage, allumez les enceintes de votre ordinateur et branchez votre web cam. Grâce à votre souris, vous faites tomber un pot de peinture qui se répand sur un papier grainé et fait découvrir un autoportrait de Monet.
Internaute acteur
Là commence un diaporama autour des peintures du maître et dans lequel l’internaute est acteur. La pie, de la toile du même nom, s’envole quand vous frappez les mains près de votre microphone. Faites tourner les pales d’un moulin en soufflant en direction de votre web cam. Une petite trentaine de tableaux est ainsi présentée couvrant les différentes sujets peints par Monet, campagne, eau, hiver, jardin… La réalisation de ce diaporama est soignée, on peut percevoir l’envol de pailles de blé des meules, la profondeur des tableaux, les textures rugueuses comme celles de la série de la cathédrale de Rouen. De belle facture, ce voyage rend compte de l’œuvre de Monet de façon originale et poétique. Et pour ceux qui veulent en savoir davantage sur les œuvres, le bandeau inférieur amène à la partie galerie où l’on retrouve plus traditionnellement les titres, dates des toiles.

www.monet2010.com

Petit mot de bienvenue

Un blog de culture, espérons un bon blog de culture pour vous ! Photo, peinture, Internet, tendances, je vois des choses et j’aime partager ces expériences. Pas d’avis définitif ici mais juste des observations sur ce que je visite, découvre, expérimente. Après, c’est à vous de voir, au propre comme au figuré. Frédérique Brun

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